La vision industrielle des porteurs du projet Tellus


Ce message provient de la nécessité, ressentie par toute l’équipe Tellus, d‘expliquer les choix fondamentaux qui ont présidé à l’élaboration de leur projet.
Ceux-ci ont été guidés par la constatation d’une concurrence internationale féroce ajoutée à des conditions contractuelles qui se sont fortement durcies.
L’écroulement de nos marges, commencé depuis une trentaine d’année, n’a pas cessé de se confirmer.
Quant aux erreurs de conception, elles ne sont plus possibles ; elles se concrétisent irrémédiablement par des pertes substantielles que les marges à venir ne permettent pas de combler.
Par conséquent, l’innovation, qui fut le fer de lance du navire Ceric pendant de nombreuses années, mais qui comporte une part de risque technique importante, est en danger.

Nos clients, tout en réclamant l’innovation, ne supportent plus les incertitudes, et adoptent parfois une politique diamétralement opposée où ils imposent des solutions « standard » avec des exigences techniques et financières draconiennes,
S’il faut bien sûr continuer l’innovation, l’issue réside cependant à la fois dans un allègement, une rationalisation de notre organisation, un contrôle extrêmement strict des coûts, ainsi que dans une standardisation la plus poussée possible des équipements afin d’en éliminer les risques.
L’infortune de Ceric, largement aggravée par l’incompétence et la suffisance des anciennes équipes de repreneurs, doit aujourd’hui être mise à profit pour se restructurer, rationaliser les activités, l’organisation et se dimensionner pour affronter le commerce mondial dans de bonnes conditions.

Un choix industriel en réponse à la demande de nos clients
La concentration de nos activités sur un pôle industriel s’impose à nous comme une évidence.
C’est ainsi que sont organisés la plupart de nos concurrents, qu’ils se nomment Keller, Lingl, Ceratec et même Equipcéramic, dont les performances financières nous sont connues.
Lingl, qui n’était pourtant que sur deux sites proches l’un de l’autre, a fermé celui de Neu- Ulm pour des raisons évidemment économiques et pour se recentrer sur un site industriel pourtant éloigné d’une grande ville.
La dispersion a un coût que le marché n’accepte plus.
Il faut donc aller plus loin, ne pas se contenter de reprendre un schéma établi qui n’empêcha pas le succès de Ceric dans les années passées, mais qui ne correspond plus à un marché actuel beaucoup plus concurrentiel et fortement « banalisé ».
Ce site, véritable cœur industriel d’un Ceric moderne, rationnel et performant, capable de faire face à une concurrence de plus en plus exacerbée, nous avons choisi, pour des raisons historiques, économiques et de centre de gravité de le mettre à Nolay.
En regroupant à terme sur un seul site l’ensemble des services, nous supprimons les doubles fonctions, qu’elles soient techniques, managériales ou administratives.
Ce site, devenu un centre de propositions et de réalisations regroupera l’ensemble des prestations attendues par nos clients dans la conduite de leur projet, depuis l’arrivée des matières premières jusqu’à la sortie des produits sur le parc en incluant les essais de séchage et de cuisson.
La concentration sur un seul site à la fois des projets simples, sans risque majeurs et des projets techniquement plus difficiles conduira à une meilleure appréciation des performances réelles de l’entreprise.
La centralisation des études (implantations, fours, séchoirs, manutentions, etc.…) autorisera une plus grande cohésion et donc une diminution des couts.
En particulier, la réalisation centralisée des études électriques et d’automatisme permettra l’utilisation d’un seul standard, ainsi que la réduction du nombre d’intervenants.
Il deviendra possible de mettre en place un seul service chantier et mise en route, améliorant la qualité et la rapidité de nos interventions qui ne craindront pas la comparaison avec la concurrence.
Le regroupement et la mise à disposition rapide de nos archives constituera un maillon supplémentaire essentiel de cette chaine. Une chaine de service demandée par nos clients qui, par leurs messages de soutien, ont insisté sur la nécessité d’assurer la continuité de service pour les machines conçues et fabriquées à Nolay et pour l’ingénierie informatique développée par Ceric Système.
Ce ne sont là que des exemples, et bien d’autres pourraient être trouvés, mais ils prouvent combien cette transformation profonde de Céric est nécessaire.
Nos activités industrielles réunies en un point permettront un bien meilleur contrôle de nos prix d’acquisition, ainsi qu’une plus grande liberté dans nos choix stratégiques.
Nous ne dépendrons pas exclusivement d’un fournisseur tel que Tecauma par exemple, avec qui nous espérons encore travailler mais qui demain malheureusement ne sera plus intégré au groupe Ceric, et qui nous répondra en fonction de sa propre charge de travail et de ses intérêts économiques.
Cette indépendance gagnée permettra de conserver l’ensemble des marges à l’intérieur de la nouvelle entité contrairement au passé.

Et le site de Soissons, quid de Pelerin ?
La conception et la fabrication des machines de préparation des terres est un métier bien spécifique, les équipes de Pelerin ont démontré depuis longtemps leur efficacité, la rentabilité de l’activité et leur capacité à réaliser les machines indépendamment des services d’ingénierie.
D’un point de vue commercial, la marque Pelerin est un véritable atout pour notre marché c’est pourquoi nous avons choisi d’intégrer la reprise du site de Soissons dans notre projet. Ce choix sécurisera nos offres d’usines complètes en évitant les incertitudes d’un éventuel partenaire extérieur et garantira à nos clients la pérennité du site de Pelerin et la continuité de service qui est un sujet très sensible pour tous nos clients-exploitants.

Le bureau Parisien
Ce pôle industriel bourguignon et le site spécialisé de Soissons s’accompagnent nécessairement du maintien d’une présence parisienne substantielle, lieu où existe aujourd’hui un savoir faire unique dans notre métier.
A long terme, ce savoir-faire sera réparti entre la province et Paris, grâce à une politique de formation et d’aide au déménagement pour les personnes volontaires.
Ce sont les activités commerciales, financières, de communication et partiellement d’avant-projet qui nécessitent une implantation dans la capitale qui se voudrait idéalement placée à proximité de la gare de Lyon, afin d’assurer un contact rapide avec la Bourgogne.
La société française est en effet ainsi faite que nombre de décisions se prennent en Ile de France ; le rayonnement international souhaité pour la nouvelle entreprise ne peut l’ignorer.
La conciliation de l’efficacité financière et d’une présence internationale solide passe donc par l’installation d’un bureau parisien capable de recevoir ses employés, et d’organiser la venue de clients internationaux dans un climat de convivialité et de forte technicité.
Salle d’exposition de produits en terre cuite, photos, salle de visioconférence seront les outils privilégiés assurant une véritable osmose avec les clients, mais aussi avec les acteurs du pôle industriel burgonde.
L’équipe Tellus espère, par cette courte note, avoir éclairé l’ensemble des personnes intéressées, sur sa vision de ce que pourrait être un Ceric de demain, apte à relever les défis de la concurrence internationale.
Plusieurs membres de l’équipe Tellus se sont fait connaître à Nolay lors de la présentation du projet au personnel, à Paris auprès du Comité d’Entreprise ou à l’occasion de réunions informelles. Leurs noms sont connus, n’hésitez pas à les contacter, ils auront à cœur d’une part de vous présenter le projet auxquels ils croient et d’autre part de répondre à vos questions de vive voix, par email ou par téléphone.

Publié dans le Bien Public le 18/03/2010


Tribunal de Commerce de paris
Céric : encore un coup pour rien


Et un délai de plus. Dans la saga Ceric, les reports administratifs n’en finissent pas. Hier, c’est le tribunal de Paris qui a cette fois repoussé d’une semaine, le sort de Céric SA, basé à Paris et de deux de ses filiales (Pelerin, basé à Soisson, et Halumeca basé à Baisieu dans le Nord), appartenant toutes au Groupe Legris et placées en redressement judiciaire.
Le tribunal devait en effet statuer entre deux projets de reprise de l’entité parisienne , spécialisée dans l’ingénérie et la construction d’usines. A leurs têtes, on retrouvait une nouvelle fois le repreneur Tellus d’un côté, et New Ceric de l’autre.
Le tribunal parisien propose donc de reporter à la fin mars la décision et laisse aux deux éventuels repreneurs deux jours pour affiner leurs projets. « Le tribunal de commerce préfère rouvrir le débat et nous avons jusqu’à vendredi (demain), pour représenter une nouvelle offre », détaillait hier Patrick Hébrard, directeur technique de Céric portant le dossier New Céric. Selon le directeur technique, de nouveaux éléments provenant du tribunal de commerce de Dijon auraient été transmis à celui de Paris, l’obligeant à décaler sa décision.
Pour lui et la plupart des salariés du leader de la fabrication de matériaux en terre cuite, ce nouveau délai passe mal, repoussant encore un peu plus la reprise d’activité sur les sites bourguignons et parisiens. « Nous avons des gros contrats qui portent sur 5 à 6 mois de travail, détaille-t-il. À force d’être arrêtés, nous ne pouvons pas retourner chez nos clients: ces reports incessants mettent clairement en péril l’avenir de l’entreprise ».
Mardi 9 mars, le tribunal de commerce de Dijon avait quant à lui, rendu sa décision en retenant le projet Tellus pour la reprise du site de Ceric Automation situé à Nolay / Montchanin. Le repreneur avait obtenu l’engagement du groupe Legris à hauteur de 4 M€ (dont 750 000 € pour le PSE). À chaud, Patrick Hébrard, n’avait pas caché sa déception et annonçait que « les salariés allaient déposer un recours en nullité sur la décision du tribunal de Dijon. » À ce jour, le recours a été déposé.

Hommage à Didier Legrand


Lettre envoyée à la famille de Didier, au nom de tous ses collègues "achats" de la division

Cher tous,

Les responsables achats, acheteurs, approvisionneurs, logisticiens, magasiniers des sociétés, Ceric, Ceric Automation, Fimec, Keller, Adler, Tecauma, Pelerin, Morando, Equip Céramic, Cerci Wistra, Hallumeca, les bureaux étrangers (Tchéquie..) viennent vous présenter toutes leurs condoléances.

Didier était connu de tous pour son travail et ses actions dans son domaine de prédilection, les achats. Il avait toute sa place dans les décisions importantes et dans la politique achat de l’ensemble de la division et son travail servait aussi de base pour conclure des accords avec les autres divisions du groupe.
Nous avons tous le souvenir de sa pugnacité à défendre ses idées, ses points de vue et aussi ses dossiers.
Il a participé à tous les travaux de consolidation des achats depuis le début des années 90 jusqu'à ces dernières semaines, où il s’appliquait encore à transmettre son expérience.
Si nous devions le ranger dans une catégorie, ce serait celle des experts. Il était une référence pour toute l’équipe achat de la division, en France bien sur mais aussi en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Tchéquie.
Certains d’entre nous échangeaient avec lui régulièrement et si son amertume était palpable et bien malheureusement, elle accompagnait les événements qui nous touchaient tous de plein fouet.
En d’autres circonstances nous aurions certainement vu avec un meilleur discernement ce mal être mais, emportés dans l’effondrement de nos sociétés, nous sommes peut être restés sourds à sa souffrance, celle peut être de n’avoir pas pu finir ce qu’il avait commencé, de ne pas décider pour une fois de la suite. Habitué à prendre des décisions et à être un meneur il a très mal vécu cette impuissance face aux événements.
Si nous ne devions retenir qu’une seule chose à propos de Didier, ce serait son intégrité et son attachement aux achats et à l’entreprise.
Encore une fois toute l’équipe des Achats – Logistiques vous présente toutes ses condoléances.

Réponse de Pléiade à Frank Bigeard


Je me permets de prendre la parole une deuxième, et j'espère dernière fois ici, pour répondre à Frank Bigeard... Frank, puisque vous faites état de nos conversations, parlons-en.
Lundi 8 mars, j'ai expliqué à Nolay pourquoi je souhaitais, non pas retirer notre offre sur les 65% d'Equipceramic, mais l'échanger contre l'assurance qu'Equipceramic et Ceric ne se livreraient pas une guerre fratricide.
Le soir même je vous l'ai ré-expliqué, Frank, à vous qui m'aviez demandé cet entretien, et l'avez conclu en me disant que vous compreniez mieux ma démarche, et que vous regrettiez de ne pas l'avoir comprise plus tôt !
Vous savez parfaitement que Pléiade n'est pas un fonds, mais un groupe d'entrepreneurs. Cela ne vous empêche pas de répéter cette histoire de fonds, ici et sur votre blog officiel. Pléiade n'a jamais distribué de dividende, et toujours tout ré-investi. Pléiade est toujours actionnaire de Generix, qu'elle a sauvé de la faillite il y a 8 ans, et n'en a jamais touché de dividende. Voilà les faits.
Je suis prêt, Frank, à vous transmettre le projet de pacte d'actionnaires qui nous lie à Patrick, si vous nous transmettez celui qui vous lie à votre investisseur. Nous verrons de quel côté sont les calculs financiers. Renseignez-vous. Allez sur le site de de votre investisseur, www.ophiliam.com et celui de Pléiade, www.pleiadeinvestissement.com.
Et oui, en toute logique, compte tenu du fait que Ceric Nouvelle est financée en fonds propres, qu'elle a ses cautions, qu'elle sauve plus d'emplois, et compte tenu du soutien des CE concernés, et du sérieux de l'offre, nous aurions pu nous attendre, comme vous le dites, à un jugement en sa faveur. Nous avons tous entendu que la ré-ouverture de la procédure était due à des éléments fournis par Dijon, sans que nous sachions lesquels. Et je vais vous dire, j'étais sous le choc. Pas pour moi ou pour Pléiade. Mais pour Ceric et pour ceux que je voyais, à la sortie du Tribunal, en colère et désemparés.
Je termine en espérant qu'ici s'arrête la polémique, et que vous saurez un jour, Frank, me parler franchement, comme je l'ai fait avec vous.

François Poirier

Au Tribunal de commerce de Paris le 17/03/2010


Un nouvel élément, provenant du Tribunal de commerce de Dijon, est venu s'ajouter au dossier, ne permettant pas de remettre un jugement contradictoire sur la reprise de Ceric. Le tribunal a donc décidé de rouvrir le débat. Les deux projets ont jusqu'à vendredi 19/03 pour déposer leur dossier, amélioré ou à l'identique. L'audience est fixée au mercredi 24/03, le jugement rendu avec grande célérité.

Communiqué de presse de Mr Hebrard, président de New Ceric, le 16/03/2010


Ceric Nouvelle a fait appel de la décision du Tribunal de Commerce de Dijon refusant d'examiner son offre. Dans l'hypothèse où le plan Tellus ne serait pas retenu par le Tribunal de Commerce de Paris et serait, de ce fait, dans l'impossibilité d'exécuter son plan de reprise en Bourgogne, Ceric Nouvelle entend maintenir sa proposition qui, rappelons-le, conserve 50 emplois directs en Bourgogne et 129 en France, soit au total 30% d’emplois en plus par rapport au plan Tellus.

Patrick Hebrard, président de Ceric Nouvelle, et François Poirier, président de Pléiade Investissement, actionnaire majoritaire, déclarent : «Nous saluons les efforts de la procédure, qui ont permis d'obtenir un appui financier de 4 M€ du groupe Legris pour améliorer le PSE et sécuriser une cinquantaine d'emplois sur les sites de Nolay et Montchanin, ainsi que l'engagement de la région Bourgogne d'y contribuer par une subvention et un prêt. De notre côté nous avons confirmé notre engagement en fonds propres de 4 M€. La conjonction de ces ressources et la réunion de toutes les volontés sont les mieux à même de refaire de Ceric un leader de l'ingénierie des industries céramiques. Dans cet esprit, nous réaffirmons publiquement, comme nous l'avons fait auprès du maire de Nolay et du Conseil Régional, notre engagement en Bourgogne, et nous appelons les salariés participant au plan Tellus à œuvrer dès à présent à la constitution d'une plate-forme commune.»

Patrick Hebrard

On en parle dans le Bien Public le 17/03/2010

Publié dans le Bien Public (Beaune) le 15/03/2010


Alors que le tribunal de commerce de Paris doit se prononcer mercredi;
Ceric : valse-hésitation


Inactivité. La direction de Savoye avait invité ses salariés à ne pas venir travailler vendredi
Huissier. Vendredi, l'occupation de l'entreprise a fait l'objet d'un constat d'huissier
Alors que l'on semble devoir approcher du dénouement, la confusion règne autour de Ceric Automation, dont des salariés ont occupé l'usine Savoye de Ladoix-Serrigny.
Contre toute attente, une centaine de salariés de Ceric Automation à Nolay sont venus occuper, jeudi matin, l'usine Savoye de Ladoix-Serrigny. La raison de cette action : faire pression sur le groupe Legris Industries, auquel appartient Savoye, à l'heure où l'échéance approche.
Une si longue attente
L'échéance, ce sont les prochains licenciements qui vont intervenir chez Ceric Automation, déclaré, depuis juillet dernier, en cessation de paiement par son actionnaire, ce même groupe Legris Industries. Depuis, un projet « local » de reprise, baptisé Tellus, a vu le jour ; puis en second, « parisien », portant le nom de New Ceric. De reports en ajournements d'audience voilà 8 mois que les quelque 230 salariés du site de Nolay sont dans l'attente.
Au moins 140 licenciements
Une attente qui devrait prendre fin mercredi avec la décision du tribunal de commerce de Paris. Encore que, « rien n'est moins sûr », lâchait vendredi un salarié, désabusé.
En outre, quoi qu'il arrive, ce sont plus de 140 salariés - au moins - qui seront sur le carreau, le projet Tellus, le plus favorable au site de Nolay, prévoyant de sauver une soixantaine d'emplois ; seulement.
« Les 230 salariés veulent un vrai PSE », pouvait-on ainsi lire sur une banderole accrochée sur les bâtiments de Savoye.
Négocier
Pour les salariés présents, l'objectif était alors « d'obliger les responsables de Legris Industries à entamer les discussions sur les indemnités supralégales. » Vendredi, en fin d'après-midi, devant une fin de non-recevoir de ces responsables - qui n'entendaient pas entamer des discussions sous la contrainte - on s'acheminait vers un week-end d'occupation. « Nous sommes en train d'établir le planning », faisait ainsi savoir ce responsable syndical.
Mais, finalement, nouveau rebondissement, en début de soirée, les salariés de Ceric décidaient de lever le camp. Entre-temps l'administrateur judiciaire est visiblement parvenu à jouer les « monsieur bons offices » et à faire comprendre qu'une telle action était somme toute prématurée. Contre la garantie d'une réunion avec les responsables du groupe Legris, réunion qui sera encadrée par l'administrateur judiciaire, la fin de l'occupation a été votée. Samedi, sur le parking de Savoye, les restes calcinés de palettes étaient les derniers témoins de cette action.
Pour les salariés de Savoye, l'activité devrait reprendre (normalement) aujourd'hui. Pour ceux de Ceric l'attente, interminable, se poursuit.

LES GRANDES ETAPES
Juin 2009.- Inquiets pour leur avenir, les CERIC se rendent en délégation au siège du groupe Legris Industries pour obtenir des éclaircissements.
A cette date, « la direction du groupe n'a ni confirmé ni infirmé les craintes des salariés quant à l'avenir du site ».
28 juillet.- Au terme d'un comité d'entreprise de 4 heures la nouvelle tombe : CERIC Automation est déclaré en cessation de paiement.
29 juillet.- Au lendemain de ce coup de massue les salariés sont au travail.
31 juillet.- Le tribunal de commerce de Dijon place CERIC en redressement.
14 septembre.- L'administrateur judiciaire, Me Bourtourault doit rendre ses conclusions au juge commissaire.
9 mars 2010.- De compléments d'informations en compléments d'informations, c'est seulement à cette date que le tribunal de commerce de Dijon se pronconce sur le dossier de reprise. Entre temps un second dossier de reprise a vu le jour.
17 mars.- Décision attendue du tribunal de commerce de Paris sur ce second dossier.

Insertion d'un article de Philippe Pénillard


Bonsoir,
Merci de bien vouloir insérer l'article ci-joint.
PS : Je n'en reviens toujours pas que vous vous preniez la lourde responsabilité de publier toutes ces insanités, pour le moins unilatérales.

Qui manipule qui ?

Tellus est de plus en plus violemment attaqué depuis quelques semaines. Avec parait-il un évènement qui aurait déstabilisé nombre d'entre vous, dont Sylvain : « Tellus serait à l'origine de l'avance de l'audience du TC de Dijon de vendredi à mardi dernier, uniquement dans le but d'empêcher New Ceric de finaliser son dossier ! »

Qu'en est-il :
  • Tellus n'avait aucun intérêt à avancer cette audience : en effet, une décision de Dijon avant celle de Paris était très lourde de conséquence : si d'aventures Tellus obtenait Nolay, et New Ceric obtenait Paris ... Tellus risquait de graves difficultés dans les mois suivants, s'en suivait la liquidation possible du site, et 33 salariés de Ceric pouvaient perdre près d' 1M€. Cette avancée d'audience, que nous avons apprise en fin de semaine précédente, nous a très fortement inquiétée, et a suscité un lourd travail juridique pour protéger tant Nolay que les investisseurs dans Tellus.
  • La date de remise des offres pour Ceric Automation date ... d'octobre 2009. New Ceric a largement critiqué Nolay pendant plusieurs mois, les porteurs du projet New Ceric expliquaient même au CIRI le 20 janvier qu'ils ne croyaient pas à un redéploiement de Nolay et n'ont fait aucune proposition concrète jusqu'à mi-février, soit 4 mois après la date de remise des offres. Aujourd'hui on nous reproche de les avoir bloqués à 3 jours près, ce n'est pas sérieux. Ce qui est certain et mérite d'être rappelé, c'est que sans TELLUS, il n'y aurait jamais eu d'offre pour Nolay...
  • Tellus manipulerait politiques, autorités et tribunaux !! Comment aurions-nous ce pouvoir alors que d’un autre côté, on nous reproche de ne pas disposer des nombreux relais d'un fonds industriel très puissant ?

On peut noter que toutes les attaques de (très) bas niveau sont orientées contre Tellus, voire à titre personnel à mon égard, et ce dans des termes d'une violence inacceptable. Comme je l'indiquai encore récemment aux porteurs du projet New Ceric, Tellus a su modérer le blog "Sauvons Ceric", et j'ai de la peine à croire que New Ceric n'arrive pas à modérer le blog "La Tribune", dans l'intérêt et le respect de tous ; ce déballage insensé d'erreurs et d'agressivité ne fait rien progresser, et laissera des traces entre vous qu'il sera difficile d'effacer, quelle que soit l'issue. Nos valeurs, inchangées depuis le début de ce projet, nous interdisent de recourir à ce type de méthodes.

Je recommande à tous de relire, avec l'esprit ouvert, le mail adressé à tous "L’équipe Tellus vous informe". Mail que nous n'avons pas souhaité publier sur les blogs pour ménager la communication externe de Ceric et de son futur projet de reprise, quel qu'il soit.

Enfin, je demande bien sûr à "La Tribune" de publier cet article.

Philippe PENILLARD


Philippe, le droit de réponse:
Tu a su modérer (contrôler, manipuler) "Sauvons Ceric", et tu voudrais que New Ceric en fasse de même pour "La tribune" ? Nous sommes une tribune libre, et nous le resterons. Pour le bien de tous les salariés, et du meilleur plan. Preuve en est que toi aussi tu peux t'y exprimer.
Ce déballage insensé d'erreurs et d'agressivité ne fait rien progresser: nous pensons que ce ne sont pas des déballages etc., mais qu'en plus ils font progresser. Preuve en est à nouveau que la lettre ouverte de Sylvain vous a fait bouger. Vous (via le blog manipulé) qui étiez restés silencieux depuis mardi soir, malgré les évènements de mercredi au Tribunal de commerce de Paris, et ceux de jeudi et vendredi à Ladoix.
«Tellus serait à l'origine de l'avance de l'audience», évènement qui aurait déstabilisé nombre d'entre nous, dont Sylvain. Il ne dit pas cela ?? Qui manipule qui là ?
Enfin, le mail "L'équipe Tellus vous informe". Nous avions décidé de ne pas en parler, d'éviter la polémique que tu souhaites susciter. Et bien je pense que nous finirons par en parler ici, quoiqu'il se passe mercredi. La mauvaise foi a des limites. Je recommande à tous de relire, avec l'esprit ouvert, l'interview de Bertrand Desmazières (http://parlonsceric.blogspot.com/2009/12/entretient-avec-bertrand-desmazieres-du.html). Qui manipule qui ?

ps: pour nous blogger, nous prenons une lourde responsabilité (un gros risque ?) à publier toutes ces insanités, alors mollo sur les commentaires ! merci !!

Fin du Mouvement mais pas de l'action des salariés Ceric Auto chez Savoye


Vendredi 12/03, vers 17h 30 et après un vote général, nous décidons de rester durant le week-end et de bloquer le site de Savoye jusqu'à Mercredi 17/03. Une liste avec les noms et le planning pour réaliser le roulement des postes est faite.

Vient alors une visite inattendue de Maître Bourtourault sur site. Il nous explique que notre action a démarré trop tôt et qu’elle risque d'influencer la décision du Tribunal de commerce de Paris en défaveur de la sauvegarde d'un nombre maximum d'emplois sur le site de Nolay.
Donc il nous recommande d'attendre la décision du Tribunal de commerce de Paris. Entre autres, il nous rappelle également qu’en qualité de responsable du site (de Nolay) nous devons (au plus tard Lundi) remplir et signer le document de mise à disponibilité. Une AG est d'ailleurs programmée par le CE à 10h.

Une fois Maître Bourtourault parti, le débat s'installe et une solution est soumise au vote : Mr Foulon (directeur du site Savoye) contacte Mr Jeannin en lui proposant de convenir avec nos membres du CE et la délégation des salariés une date de rendez-vous afin de négocier un PSE digne de ce nom, et à la hauteur des moyens du Groupe Legris Industries.
Les conditions de Mr Jeannin pour ouvrir le dialogue sont de quitter le site, excepté les membres du CE et la délégation, le temps nécessaire pour convenir d’un rendez-vous et entamer les négociations. Mr Foulon accepte aimablement d’appeler à nouveau et obtient l'accord de Mr Jeannin.
Nous quittons le site, après nettoyage des locaux. Nous tenons à remercier la direction du site de Ladoix ainsi que la Gendarmerie, la cordialité avec laquelle ils ont accompagné notre action.

La délégation obtient assez rapidement une conférence téléphonique avec Mr Jeannin dont le principal résultat est le suivant : Mr Jeannin et Mr Taton acceptent un rendez-vous avec nos déléguées une fois le PSE présenté et après invitation de Maître Bourtourault et Maître Thiebault (notre liquidateur). Un engagement écrit est demandé par nos délégués, ce qui est obtenu assez rapidement. La délégation quitte donc aussi le site vers 20h.

Le mouvement à été très fort et a montré notre détermination ; il a été soutenu par un très grand nombre de personnes qui seront certainement reprises !! Maintenant nous savons que nous sommes forts et que notre mouvement est pris au sérieux. La preuve : déplacement de Maître Bourtourault, presse, radio, télé… Il faut donc rester mobilisé et unis.

Gh


Jeudi, début du mouvement dans les ateliers de Savoye


Sectionneurs coupés et cadenassés


Il commence à faire froid !


No comment...


Dîner à l'atelier


Vendredi, les renforts arrivent et organisent le BBQ

Algérie: Mr Moreau soutient New Ceric


Je veux aujourd’hui vous faire part de mon sentiment sur la situation actuelle de notre entreprise et de nos emplois. Pour les personnes étrangères à CERIC qui consultent le blog, je suis le représentant commercial de CERIC qui travaille sur l’Algérie.

Petit retour en arrière -quelques mois seulement car les 3 dernières années sont à oublier-. Notre actionnaire GLI décide en juillet 2009 d’abandonner deux de nos filiales pourtant pièces maîtresses de CERIC, indispensables dans leur domaine : Ceric Automation et Ceric Wistra. Le démantèlement du groupe commence. Ensuite septembre 2009, le déplacement des bureaux parisiens à Nantes que personnellement je n’aurai pas suivi. Le message est clair : Ceric se meurt. La réaction est immédiate, un nouveau projet doit voir le jour, une reconstruction. Ainsi est né Tellus. Nous y voyions une solution, une continuité, CERIC ne devait pas s’éteindre…
Nous voila en octobre 2009 : Ceramitec. CERIC est supprimé, rayé de la carte ! GLI décide de laisser Keller exposer seul. Ce pincement au cœur, cette colère n’ont fait que consolider l’idée que CERIC doit repartir seul de son coté, mais doit garder ses fondamentaux, son état d’esprit, ses solutions techniques, naturellement. Tout ce qui a créé la confiance entre nos clients et nous.
CERIC passe alors en redressement judiciaire fin Octobre : plus de GLI. Nous voilà livrés à nous-mêmes. Les règles du jeu sont simples : reprise ou liquidation… La liquidation, solution de facilité, pas vraiment notre image. La reprise doit être organisée, d’autres personnes se lancent dans la bataille, le drapeau CERIC à la main : New Ceric est né.
Et ces derniers mois ont prouvé que chez nous, CERIC, dans la difficulté, nous avons des gens de grande valeur, car les affaires en réalisation ont suivi leur cours, le matériel a été expédié, nos "nomades" sur les chantiers ont travaillé sans relâche. La priorité : nos clients. L’usine doit être terminée et cela en ayant toujours dans un petit coin de la tête la crainte, la peur du téléphone qui sonne : « c’est fini, tu rentres… »

Aujourd’hui, à l’aube du nouveau départ, nous ne devons pas nous tromper : j’ai l’honneur de porter les couleurs de CERIC sur le marché Algérien où, comme chacun sait, CERIC est la référence dans notre métier, et cela grâce à nos Anciens Dirigeants qui ont toujours porté des valeurs fortes, s’appuyant sur la relation de confiance avec nos clients auxquels nous apportions les solutions techniques adaptées, résultats de notre savoir faire.
Notre métier est simple : envoyez-nous 25 kg d’argile, nous vous construirons l’usine de vos besoins, et cela grâce à notre service Process qui, suite aux analyses en laboratoire, alimente les bureaux d’études, qui transmettront les informations aux ateliers. Dans un premier temps, ceux de CERIC Paris, chef d’orchestre, puis CERIC SYSTEME, CERIC AUTOMATION, FIMEC, TECAUMA, HALLUMECA, PELERIN, tous d’excellents solistes.
Quel plaisir de résumer ainsi notre passion ! Dans une main une poignée d’argile, dans l’autre une usine qui produit l’élément de base de l’habitation. Entre les deux, un grand C orange.

Demain nous allons repartir plus petit, avec beaucoup d’amis qui devront rester chez eux, sur le carreau. Notre but et devoir sera d’être performant dès le premier jour, faire ce que Nous, CERIC savons faire ; surtout ne rien réinventer ce qui serait suicidaire.
Nous avons toutes les compétences sous la main, utilisons les correctement.

Il est vrai que cet automne Tellus était le seul projet préservant notre métier. Depuis la situation a évolué : cessation de paiement de CERIC Paris, le Cœur du Groupe !
C’est pourquoi aujourd’hui, je suis convaincu que la solution proposée par Patrick, New Ceric, est La Solution pour le redémarrage de CERIC. Dans la conduite de son projet j’ai retrouvé l’état d’esprit CERIC. Et si Tellus reprend CERIC, ce serait pour moi extrêmement douloureux mais je devrai vous abandonner.

Je reste confiant même si la tâche ne sera pas simple !
Chaque lundi matin la valise nous attendra, le passeport posé dessus. Les heures dans les avions, les taxis, jamais vraiment sûr de bien dormir ou manger… Puis le retour, de l’argile jusqu’aux genoux, les regards interrogatifs des autres voyageurs, celui amical du personnel de l’aéroport. Il faut passer au bureau, lancer le travail, réserver des billets pour la semaine suivante…
CERIC depuis 50 ans est l’ambassadeur de l’ingénierie de la terre cuite dans le monde, cela doit continuer. A nous de relever le défi !

S. Moreau

AFP le 12/03/2010


Occupation d'une usine par les salariés de Ceric Automation
Près d'une centaine de salariés de l'entreprise de construction d'usines Ceric Automation en Côte d'Or, occupent depuis jeudi une usine du groupe pour demander de meilleures indemnités de licenciement, ont indiqué vendredi les manifestants.
"Nous avons occupé l'usine jeudi toute la journée et la nuit. Actuellement, on est environ 90 et il y a encore du monde qui arrive", a déclaré à l'AFP Serge Dabrowski, un salarié de Ceric Automation.
Les manifestants occupaient l'usine Savoye à Ladoix-Serrigny qui, comme Ceric Automation, appartient au groupe Legris Industries. Ils conditionnent leur départ à une rencontre avec le DRH, le président du directoire et le directeur financier du groupe pour renégocier la prime supra-légale.
"Les quelque 150 salariés de Ceric licenciés devraient toucher entre 3.000 et 5.000 euros chacun dans le cadre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) alors que le groupe Legris a 156 millions d'euros en caisse", a expliqué Stéphane Guftinelli, un autre salarié.
Selon lui, le directeur et la responsable des ressources humaines de l'usine ont également passé la nuit sur place de "leur plein gré" pour "ne pas abandonner" les locaux aux manifestants.

Les salariés de Ceric Automation quittent l'usine
La centaine de salariés de Ceric Automation en Côte-d'Or, qui vont perdre leur emploi dans le projet de reprise de leur société, ont quitté vendredi soir l'usine qu'ils occupaient depuis la veille après avoir obtenu un rendez-vous avec la direction, ont-il indiqué.
Les manifestants occupaient l'usine Savoye à Ladoix-Serrigny (Côte-d'Or) qui, comme Ceric Automation, appartient au groupe Legris Industries, pour demander de meilleures indemnités de licenciement. Ils conditionnaient leur départ à une rencontre avec la direction du groupe pour renégocier la prime supra-légale.
"Nous avons eu le DRH de Legris Industries au téléphone. Il s'est engagé à nous rencontrer lors d'une réunion qui sera encadrée par l'administrateur judiciaire", a déclaré à l'AFP Stéphane Guftinelli, un salarié de Ceric Automation, entreprise spécialisée dans la construction d'usines.
"La fin de l'occupation a été votée par les salariés" a précisé M. Guftinelli en indiquant que les lieux ont été complétement évacués peu après 19 heures.
Mardi, le tribunal de commerce de Dijon s'est prononcé pour un projet de reprise de Ceric Automation, en redressement judiciaire depuis juillet 2009, par Tellus, une structure composée d'anciens cadres de Ceric. Il prévoit de sauver 55 des 223 salariés du site de la société situé en Côte-d'Or, à Nolay.
Mais la reprise du site bourguignon reste suspendue au jugement mercredi du tribunal de commerce de Paris, car le projet de Tellus concerne aussi le site parisien de Ceric, en redressement judiciaire depuis octobre 2009.
"Nous n'avons pas encore la date de la réunion, mais ce sera sûrement après (cette) décision de mercredi. C'est un début, il y a une ouverture pour le dialogue", a ajouté M. Guftinelli.
"Une recherche de solution est en cours pour dialoguer en lien avec l'administrateur judiciaire et les représentants du personnel", avait indiqué dans la journée la direction de Legris Industries.

Infos reprises sur les sites internet du Figaro, de France3, du Bien Public, du Journal de Saône-et-Loire, sur plusieurs sites d'actualités boursières ainsi qu'une brève sur Europe1.

Conversation avec Patrick Hebrard, représentant le projet New Ceric


Mercredi 10 mars, 17h, au tribunal de commerce de Paris dans la salle des pas perdus.
Patrick, l’audience vient de se terminer quel est ton ressenti ?
Nous sommes arrivés au tribunal serein: en effet nous venions de boucler notre dossier quelques heures auparavant. Les juges l’ont accepté, il était complet, il n’y avait plus de clauses suspensives.
C’est maintenant le tribunal qui va choisir entre les deux projets de reprise. Encore quelques jours d’attente avant de se remettre à travailler et pouvoir faire le métier qui me passionne depuis 35 ans, c’est-à-dire concevoir et construire des usines de matériaux en terre cuite.
Nous sommes a Paris mais nous constatons que la Bourgogne est présente dans toutes les conversations et physiquement ici au tribunal; que se passe-t-il pour les sites bourguignons ?
Notre offre n’a pas été considérée par le tribunal de commerce de Dijon. Nous avons donc fait appel en nullité, seule solution pour donner une chance à notre projet d’aboutir en Bourgogne.
Si le tribunal de commerce de Paris retient l’offre New Ceric nous souhaitons, si nous avons l’aval de celui de Dijon, être entendu sur le fond et pouvoir enfin présenter un "réel" projet pour la Bourgogne. Car elle fait partie intégrante de l’offre New Ceric, et sans elle, nos possibilités de croissance seraient réduites.

Rendez-vous le 17/03 à 14:30, le jour de la saint Patrick (ndlr)

Publié dans Le Populaire le 11/03/2010


[Ceric Wistra] En redressement judiciaire, l'usine déménage
Le tribunal de commerce de Limoges a validé mercredi le projet de reprise partielle de Céric Wistra.
La société spécialisée dans la fabrication de fours hautes températures, implantée sur la technopole Ester à Limoges, avait été placée en redressement judiciaire fin juillet.
La reprise a été accordée à la société Ceritherm qui vient d'être créée.
Elle réunit six anciens cadres de Ceric Wistra et va s'installer à Oradour-sur-Vayres en Haute-Vienne : «Nous poursuivons les activités de service, de conception-réalisation d'équipements thermiques ainsi que le développement de solutions visant à générer des économies liées à l'énergie, explique son président Giovanni Zamparo. Nous avons levé près de 600.000 € pour poursuivre nos innovations».

Publié dans le Bien Public le 11/03/2010


Ladoix-Serrigny. Nouveau coup de théâtre par les salariés de Ceric Automation (Nolay)
Ceric : la pression monte

L'usine de logistique Savoye, à Ladoix-Serrigny, était hier occupée par les salariés… de Ceric Automation ! Explications.
Aux alentours de 9 h 30, hier matin, les salariés de l'usine de Ladoix-Serrigny ont assisté à une scène peu commune : plus de cent personnes ont investi leurs ateliers… La raison ? Savoye et Ceric sont deux filiales du même groupe, Legris Industries, et occuper l'usine de Ladoix semblait, pour les acteurs de cette opération, un «bon moyen pour faire pression sur la direction nationale, afin d'obtenir ce que nous voulions», explique Bernard Lagrange, salarié de Ceric.
Mardi dernier, le tribunal de commerce de Dijon avait opté pour une solution de reprise (voir notre édition du mercredi 10 mars) de Ceric Automation, entreprise placée en redressement judiciaire depuis plusieurs mois.
Ce projet prévoyait d'allouer 750 000 euros au plan social prévu pour les 150 salariés dont les licenciements sont programmés. «Ce qui signifie que la prime supra-légale de licenciement minimale est de 5 000 euros : un montant que nous jugeons insuffisant au regard des moyens de Legris Industries», ajoute le même salarié. Et de préciser : «Nous sommes ici aujourd'hui pour obtenir, par le biais de la direction de Savoye, un rendez-vous avec Rémi Jeannin, directeur des ressources humaines chez Legris, afin de renégocier le montant de cette prime.»
Hier soir à 18 heures, après une journée entière d'occupation, ce rendez-vous physique avec les salariés n'avait pas encore été accordé.

Chez Savoye le 11/03/2010


Une soixantaine de salariés de Ceric Automation bloque, pacifiquement, depuis le matin, le site de Savoye à Ladoix-Serrigny (21) en attendant que Mr Jeannin les contacte. Dans la soirée, France3 est là, mais toujours pas de nouvelle du Directeur des ressources humaines du groupe Legris Industries.
Celui-ci n'ayant pas répondu favorablement à la demande, c'est à l'unanimité que la décision est prise de rester sur le site durant la nuit.
Ceux qui n'ont pas d'obligations familiales, une quarantaine, cassent alors la croûte dans les ateliers des collègues de Savoye, accompagnées amicalement par la gendarmerie de Beaune. Ensuite patates braisées dans un magnifique feu de camp; la nuit sera .......... longue. «On compte sur vous. Même demain matin !!!! Avec les croissants !!»
Pour ceux qui doutent, le mouvement n'est sous aucune étiquette syndicale.

Au Tribunal de commerce de Paris le 10/03/2010


Information du CE CERIC suite à l’audience du tribunal de commerce de Paris du 10 mars 2010
Les repreneurs des dossiers "Ceric Nouvelle" et "Leia" ont présenté les derniers éléments pour la finalisation de leur offre au tribunal de commerce de Paris ce mercredi 10 mars 2010.
Le comité d’entreprise CERIC a confirmé au tribunal son avis sur les projets de reprise qui avait été donné le 15 février 2010.
Le comité d’entreprise CERIC a également remis au tribunal une lettre ouverte [...].
Les deux offres ont été considérées comme recevables par le tribunal qui met le jugement en délibération.
Le jugement sera rendu en audience publique le 17 mars 2010.
Les élus du comité d’entreprise CERIC

Publié dans le Bien Public le 10/03/2010


L'avenir du site de Nolay a été étudié en audience privée hier
Ceric sera repris par Tellus

Le tribunal de commerce de Dijon avait convoqué hier les deux repreneurs éventuels de Ceric Automation et a rendu sa décision en faveur de Tellus.
Dans le hall de la cité judiciaire, plus de 70 salariés attendent dès le début d'après-midi. Certains ont l'air angoissés de perdre leur emploi, mais dans l'ensemble, tous affichent une patience - rudement mise à l'épreuve depuis sept mois et le début de la procédure - imperturbable. Dans la marée des pulls et jeans, quelques costumes-cravates tranchent singulièrement. Certains discutent reclassement, savoir-faire, d'autres calculent à vue la prime à laquelle ils auraient droit après trente ans (et plus) d'ancienneté. Sept mois déjà qu'ils sont rongés par l'incertitude de leur lendemain ; tous espèrent en finir aujourd'hui (hier), et pourtant, une autre audience ce mercredi à Paris, cette fois, scellera le sort de Ceric SA. Pas immédiatement, car le dossier sera très certainement mis en délibéré pour quelques jours. Si les salariés devaient choisir un repreneur ? Claude Okon, qui a dirigé le service process pendant douze ans à Nolay, indique qu'il est favorable à Tellus car «tout le problème, c'est le plan stratégique : le pôle industriel doit revenir en Bourgogne». «Et un maximum d'emplois doivent être sauvés...»
L'heure tourne ; les porteurs du projet de New Ceric quittent le tribunal vers 15 h 30, tandis qu'il faut attendre deux heures de plus pour voir arriver André Fouquerand, délégué du personnel et membre du CE, qui annonce la décision du tribunal en faveur de Tellus, ayant obtenu l'engagement de Legris à hauteur de 4 M€ (dont 750 000 € pour le PSE).
Joint par téléphone, Patrick Hébrard, directeur technique de Ceric portant le dossier New Ceric, n'a pas caché sa déception : «Nous n'avons pas été entendus et nous n'avons pas pu présenter notre projet : pour une raison de vice de forme, notre dossier a été jugé irrecevable par le tribunal. Maintenant, nous allons déposer un recours en nullité sur la décision du tribunal.» Aujourd'hui, à Paris, une autre partie se joue. Pour les salariés, l'heure est encore à la confusion, le temps est suspendu à une décision claire et rapide, qu'elle prenne la forme d'un courrier de licenciement ou non.

F. Patriat : «Une solution, enfin !»
François Patriat, sénateur-président du conseil régional de Bourgogne, tient à communiquer : «Le tribunal de commerce de Dijon vient enfin de rendre son avis sur la reprise du site de Ceric Automation Nolay/ Montchanin au bénéfice du projet Tellus. Un projet auquel le conseil régional de Bourgogne apporte un soutien sans faille depuis juillet 2009 en maintenant son soutien à hauteur de 1 M€. Il faut d'abord se réjouir de cette décision (...) Demain, le tribunal de commerce de Paris doit statuer sur la reprise de Ceric SA (...) J'espère que la sagesse du tribunal de Dijon sera aussi de mise à (...) Paris !»

Fimec dans la presse les 08 et 09/03/2010


Nos collègues de Fimec souffrent, mais comptent se battre.
France3
Courrier de  l'Ouest et Ouest-France

Au Tribunal de commerce de Dijon le 09/03/2010


Sur France3 Bourgogne le 09/03/2010
Ceric Automation serait reprise par ses salariés
Le tribunal de commerce de Dijon a rendu son avis en faveur du projet Tellus pour le site de Nolay / Montchanin
La décision du tribunal de commerce de Dijon est tombée ce soir : la dernière entreprise industrielle de Nolay qui avait été déclarée en cessation de paiement le 28 juillet dernier, pourrait être reprise par ses salariés.
Cette solution de reprise du site Nolay / Montchanin baptisée "projet Tellus" avait été rejetée à plusieurs reprise par l'instance consulaire au cours des 7 derniers mois.
La décision finale reste cependant suspendue à la décision du tribunal de commerce de Paris qui doit encore statuer sur le sort des deux autres sites de CERIC SA situés à Soisson et à Paris.
Le projet Tellus : le choix du "moindre mal" ?
Le plan de reprise par les salariés et les cadres, s'il aboutit, ne serait pas une panacée. D'après les syndicats, seuls 55 salariés sur les 230 que comptent l'entreprise retrouveraient un emploi.
Spécialisée dans la conception de tuiles et de briques, Ceric automation avait été fondée en 1960 par le groupe Keria, lui-même propriété du groupe Legris.
France3.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur New Ceric


Entre deux audiences du tribunal, on entend beaucoup de choses et on peut lire tout et son contraire. C’est pour rétablir la vérité et répondre aux interrogations de nos lecteurs bloggeurs que Patrick HEBRARD nous a accordé cette interview.

On parle beaucoup d’argent et de financement. Comment se positionne le projet New Ceric ? Ou en êtes-vous de votre recherche de financements ?
«Notre financement est déjà bouclé depuis plusieurs semaines, il ne nous manquait que l’ouverture de lignes de caution, nous avons obtenu un accord de couverture à hauteur de 85% par la COFACE. Nous sommes en négociation, bien avancée, avec plusieurs banques et pour certaines d’entre elles, les fondateurs de Ceric ont souhaité nous accompagner pour appuyer nos demandes. Nous espérons boucler ce dossier pour mercredi, date de la prochaine audience au tribunal de commerce de Paris.»
«Mais nous ne fermons pas pour autant notre capital, bien au contraire, nous l’ouvrirons à tout le personnel et à toute personne qui souhaiterait investir dans New Ceric même si cette dernière n'est pas reprise (retraitée, PSE, départ volontaire); je n’ai simplement pas souhaité que mes futurs collaborateurs achètent leur place.»

Toujours au sujet de ce nerf de la guerre qu’est l’argent, le nom de Legris est très souvent cité. Que vont-ils financer ? Le projet New Ceric a-t-il demandé de l’argent à Legris?
«Je ne peux parler que pour New Ceric. Notre plan pour Paris n’a pas besoin de financements en provenance de Legris. Les apports des cadres repreneurs et le financement par Pleiade Investissement nous permettent la poursuite de l’activité dans le cadre économique actuel. Dans le cadre de la reprise de Nolay, nous prévoyons de prendre une 1ère commande en avril (avec mise ne vigueur un ou deux mois après), la suivante intervenant après les congés d’été. Cela signifie que les salariés repris n’auront pas de travail avant l’été, et que la montée en charge sera progressive. C’est pourquoi nous demandons à bénéficier des aides régionales et du fond de revitalisations pour financer le maintien des compétences et du savoir-faire dès la reprise.»

Concernant Nolay, les chiffres s’envolent, combien de personnes New Ceric souhaite-t-il reprendre ?
«Au sujet de l’extension sur Nolay, il serait anormal de ne pas bénéficier des même aides que les autres plans sur la région Bourgogne.»
«Notre offre initiale sur Nolay couvrait la reprise de 34 postes afin de permettre à ACSM de développer un projet sur Montchanin, mais après le refus de ce dernier d’être associé au projet New Ceric, notre offre concernera au final la reprise de 50 postes, à la fois sur Nolay et Montchanin qui restera un atelier. »
« En ce qui concerne la problématique de la manutention pour les marchés à venir et qui nous concernent nous maintiendront le partenariat qui existe depuis plus de 40 ans avec Fimec et Tecauma.»

On parle aussi beaucoup d’Equipceramic, qu’en est-il vraiment ? Restent-ils dans le giron de New Ceric ?
«Je me suis déjà longuement expliqué à ce sujet devant les CE de Nolay et de Paris. Ceric a aidé en son temps au développement d’Equipceramic, moyennant une participation de 65% dans son capital. Cette participation comprenait aussi un accord commercial sur certaines zones géographiques, accord que nous souhaitons conserver, mais qui ne peut exister, compte tenu des règles de la concurrence, qu’avec une participation au capital. Nous accepterions donc de devenir minoritaires dans cette participation tout en sauvegardant cet accord commercial.»

Toujours à l’étranger, que deviendra le site basé en Tchéquie ?
«Notre site tchèque gère aujourd’hui la fabrication de nombreux éléments sous-traités (wagons, tôles de four, balancelles pour séchoir Anjou, …). Nous maintiendrons sur place un bureau, avec une personne pour le suivi des achats et de la qualité des prestations sous-traitées fournies.»

Une dernière question à l’approche de l’audience du 10 mars prochain, on perçoit beaucoup de politique dans cette affaire, que pouvez vous nous dire ?
«Je reconnais et je félicite l’élan politique suscité par Jean-Pascal Monin, maire de Nolay mais surtout salarié de Ceric Automation, qui a su mobiliser au delà de sa commune. Je connais cette région, j’y ai travaillé et vécu 7ans, j’y ai encore un pied à terre et je sais ce qu’elle représente.
Mais j’ai aussi travaillé 32 ans pour Ceric avant l’arrivée de Legris, sur d’autres sites aussi, et ces années resterons pour moi les plus belles et il n’y a rien de politique en cela.»

Publié dans le Bien Public le 04/03/2010


Ceric : rien n'est encore joué !
Après sept mois de procédure, aucun repreneur de CERIC Automation n'a encore été désigné par le tribunal de commerce.
Loin d'être éjectés, les promoteurs du projet New Ceric, concurrents du projet Tellus, reviennent même sur le devant de la scène. «C'est vrai que nous avons rendu avec du retard notre dossier, mais nous avions eu moins de temps pour le préparer, puisque le site de Nolay a été mis en redressement judiciaire trois mois avant celui de Paris», nous a affirmé hier Patrick Hébrard. «Pour autant, notre offre n'est pas écartée, puisque le tribunal de commerce de Dijon nous a convoqués en chambre du conseil, le 12 mars. Nous avons d'ailleurs d'autres échéances puisque nous remettrons demain (donc aujourd'hui) [le 04/03/2010, ndlr], notre offre au conseil régional et nous serons entendus par les juges du tribunal de commerce de Paris, mercredi prochain [le 10/03/2010, ndlr].»
Le dossier de New Ceric aurait abouti dans sa recherche de financeurs, mais peinerait encore à trouver des cautions. C'est François Poirier, président de la holding Pleiade Investissement, qui est le principal financeur dans cette opération. Il apporterait 4 M€. Son fonds d'investissement plaide pour un «soutien actif et discret pour que le chef d'entreprise reste maître chez lui» et a en portefeuille de nombreuses PME.
Le plan de New Ceric prévoit la reprise de 50 salariés sur le site de Nolay, 48 à Paris, 28 à Soissons et quatre dans un bureau de Lille. «La taille suffisante pour fournir une usine entière», explique Patrick Hébrard, actuel directeur technique de Ceric SA. A cet apport de Pleiade Investissement s'ajouteraient les 500 000 € assurés par des cadres dirigeants. «Il nous manque encore des lignes de caution, notamment pour le marché algérien qui est très dynamique, mais qui nécessite des garanties.»
De son côté, le projet Tellus semblait également prêt du poteau d'arrivée (notre édition du 27 février), n'attendant que l'implication formelle du groupe Legris qui doit injecter théoriquement 4 M€, dont une partie pour le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et le solde pour le repreneur.

Publié dans Ouest-France le 02/03/2010


Fimec au Pin-en-Mauges : les salariés réunis une dernière fois
La quasi-totalité des salariés de la Fimec se succèdent, ce mardi, dans le bureau de la responsable des ressources humaines. But de ces entretiens individuels : informer les employés -qui le souhaitaient- sur les licenciements. L’entreprise, basée au Pin-en-Mauges, spécialisée dans la fabrication de chaînes de production, a fait l’objet d’une reprise la semaine dernière. Dans l’opération, 152 salariés doivent être licenciés, sur un total de 184 personnes. «Lors de ces entretiens, les salariés se verront accorder une mise en disponibilité. Ce document leur permettra de continuer à chercher du travail», explique Yannick Cousseau, membre du CE Fimec.
Les lettres de licenciement ne devraient arriver dans les boîtes aux lettres, qu’à partir de la deuxième quinzaine de mars. Le tribunal de commerce de Paris, qui avait rendu un jugement de principe la semaine dernière, devrait en effet donner «une décision complète ce mercredi».
Pour l’instant, les salariés, environ 160, se sont retrouvés ce mardi autour «d’un barbecue, sur le parking de l’usine». Une façon de «se revoir après plusieurs semaines de chômage technique», mais aussi de se dire «adieu».

François Poirier (Pléiade Investissement) réagit à l'article du Bien Public


Je me suis abstenu de contribuer aux blogs où se retrouvent les salariés de Ceric et Ceric Automation.
Je le fais aujourd’hui pour la première fois, en réaction à l’article paru dans Le Bien Public, parce qu’une information fausse ne nuit qu’à une cause, celle de l’entreprise.
La vérité est que même hors délai, une offre peut être retenue par le Tribunal. La seule offre irrecevable, en droit, c’est une offre sous conditions suspensives… et malheureusement c’est toujours le cas des 2 offres.
J’apprends à l’instant que Patrick Hébrard, porteur du plan Ceric Nouvelle que je soutiens, est convoqué à une prochaine audience du Tribunal de Commerce de Dijon [le 12 mars, ndlr].
Je continue de croire que quel que soit le «gagnant» (et à vrai dire le «gagnant» prendra beaucoup de risques), le seul combat valable est celui du redressement, pas celui d’un plan contre l’autre.

Publié dans le Bien Public le 27/02/2010


[N.D.L.R.]: un certain blog partisan hier s'est amusé à copier notre post sans le mentionner, sans le vérifier, sans le comprendre, et en le déformant donc... Preuve que nous sommes une source fiable d'informations ! Ceci nous a donc conduit à diffuser l'article dans son ensemble.

En attendant Legris
Une fois de plus, la séance du tribunal de commerce statuant, hier, sur la reprise éventuelle de CERIC Automation de Nolay, a été suspendue. Pourtant, il semble qu'on s'approche enfin d'un dénouement. C'est ce que le porteur du projet Tellus a expliqué à sa sortie : « La partie bancaire est quasiment résolue, avec l'aide de la médiation nationale, venue aussi bien du Crédit national que du ministère des Finances et du ministère de l'Industrie. La médiation locale des administrations et de toutes les collectivités, indépendamment de leurs orientations politiques a pesé. Le financement est en cours de bouclage. Maintenant, on attend une démonstration claire et ferme des intentions du groupe Legris. Il va devoir passer aux actes et maintenir ses engagements. Ce n'est plus qu'une question de jours. Ils ont le week-end pour réfléchir et je pense qu'on sera fixés très vite. Il faut comprendre que sans eux, rien ne sera possible, car tout est bouclé par ailleurs. Je reste donc raisonnablement optimiste », a conclu Philippe Penillard qui a ensuite pris l'engagement auprès des salariés présents dans la salle des pas perdus du tribunal de venir à Nolay, vendredi prochain, pour leur exposer le montage et le plan dans tous ses détails.
Sur la procédure parisienne en cours, l'audience a été reportée au 10 mars. On sait depuis le début que ces deux procédures sont liées.
L'offre alternative à Tellus a été définitivement écartée, car présentée hors délai.
Si Tellus l'emporte, ce sont 50 emplois qui seraient concernés sur Nolay, plus les seize emplois de l'ACSM, sous-traitant, ainsi que vingt-cinq à Paris et vingt-deux à Soissons.
En attendant, chaque jour qui passe alourdit un peu plus la trésorerie et hypothèque les chances.

Au Tribunal de commerce de Dijon le 26/02/2010


Publié dans le Bien Public le 27/02/2010:
En attendant Legris
Une fois de plus, la séance du tribunal de commerce statuant, hier, sur la reprise éventuelle de CERIC Automation de Nolay, a été suspendue. Pourtant, il semble qu'on s'approche enfin d'un dénouement...

Ce qu'il s'est passé:
Présents à l‘audience : les représentants des salariés MM. Cevik & Fouquerand, les représentants de Tellus MM. Bouhot & Pénillard, les représentants de Legris MM. Jeannin & Taton. Les représentants de New ceric n’ont pas été convoqués à cette audience, alors qu’ils ont déposé une offre.
D'après M. Pénillard, qui s'exprimait à la sortie de l'audience, le financement est en cours de bouclage, le problème avec les banques étant quasiment résolu. Le tribunal demande à Legris Industrie de maintenir ses engagements, et si tel était le cas, la reprise serait réglée en quelques jours. La prochaine audience aura donc lieu en fonction de la décision de Legris Industrie. L'offre de NewCeric est écartée car présentée trop tard.

Publié dans Ouest-France le 25/02/2010


Fimec et Tecauma : un lourd bilan social
Les deux sociétés, basées dans le Maine-et-Loire et en Vendée, sont reprises. Avec néanmoins 216 licenciements à la clé.
Le tribunal de commerce de Paris a rendu hier un jugement favorable à la cession des sociétés Fimec, au Pin-en-Mauges (Maine-et-Loire), Tecauma, aux Essarts (Vendée), et Adler (Oise). Les offres de reprise prévoyaient une importante vague de licenciements... acceptée par la majorité des salariés, compte tenu de la crise traversée en 2009 par ces trois entreprises et leur maison-mère Keyria (lire O.-F. du 19 février).
Yann Jaubert, directeur général des trois entités Fimec-Tecauma-Adler, proposait une offre couplée de reprise Fimec-Adler. Réaction à chaud, hier : «À un moment, il faut bien être en phase avec la réalité du marché. Le nombre de salariés dépend des commandes de l'année», dit-il, en référence au licenciement de 152 employés à la Fimec, sur 184 salariés (75 sur 115 pour Adler).
En 2008, la Fimec, spécialisée dans la fabrication de chaînes de production, avait réalisé 30 millions d'euros de commandes. Contre seulement «4 millions en 2010», espère-t-il. Yann Jaubert assure cependant : «Dès que l'activité redémarre, nous réembaucherons ces salariés licenciés. C'est un engagement que nous avons pris auprès du tribunal et des employés». La Fimec a «du potentiel pour devenir une PME leader dans son marché». Il compte notamment sur l'exportation et le secteur recherche et développement. Quant aux licenciements, ils ne devraient pas intervenir avant le 8 mars. À ce jour, le nom des salariés licenciés n'est pas connu.
Chez Tecauma, «41 salariés seront conservés, sur un total de 104», affirme Philippe Breillac, l'un des deux repreneurs de la société vendéenne. Le porte-parole de Keyria, à Paris, n'a «pas souhaité faire de commentaires».

Au Tribunal de commerce de Paris le 24/02/2010


Certaines clauses suspensives n'ayant pu être levées, il a été décidé de reporter l'audience pour la reprise de Ceric (Hallumeca et Pelerin) au 10 mars.
Bien sûr, le mandat de l'administrateur judiciaire a aussi été prolongé.

Si même les journaux se mettent à dire n'importe quoi...


Paru dans le Journal de Saône et Loire le 19/02/2010
Montchanin et Nolay : Le plan de financement de Céric Automation retardé
C’est parce que le plan de financement de reprise de la société Céric Automation installée à Nolay et Montchanin n’est pas bouclé, que le Tribunal de commerce de Paris vient de reporter une nouvelle fois sa décision concernant cette reprise. Décision reportée au mercredi 24 février.
Céric Automation avait trois possibilités potentielles de repreneurs dont Tellus qui semblait bien placé.
Mais c’est donc un problème de financement qui entrave cette reprise.
Une situation dénoncée par le président de la Région François Patriat qui en a appelé au président de la République.
François Patriat explique qu’il manque 1.25 millions d’euros sur un projet de 14 millions. Il dénonce notamment l’attitude des banques. Les salariés de Céric Automation, une quarantaine à Montchanin, patientent.

Quant à ledit François Patriat, publié sur creusot-infos.com le 19/02/2010:
François Patriat, sénateur - président du conseil régional de Bourgogne, tient à communiquer :
« Le plan de financement n’étant toujours pas bouclé, le Tribunal de Commerce de Paris a décidé de reporter, une nouvelle fois, la reprise de Ceric SA au mercredi 24 février.
Je veux dénoncer l’inaction du gouvernement sur ce dossier et la frilosité du secteur bancaire. Aujourd’hui, il manque 1,25 M€ pour un projet d’une valeur de 14M€. Alors que le conseil régional de Bourgogne s’est d’ores-et-déjà engagé à hauteur de 1M€, il est regrettable que les banques tergiversent pour prendre en charge le risque sur les 15 % restants, à savoir 400 000 € par établissement ! Au regard des profits récemment affichés par certaines banques, on ne peut que s’interroger sur cette frilosité !
Alors que j’ai demandé au président de la République de mobiliser les moyens du Fonds stratégique d’investissement doté de 20 MD€ et prévu pour ce type de dossier, nous ne voyons toujours rien venir de concret. Nous avons pourtant sur le dossier du repreneur « Tellus » les conditions de réussite d’une belle reprise : un savoir faire, une volonté industrielle et la volonté de défendre les emplois.
Aussi j’interpelle à nouveau le gouvernement et sa majorité parlementaire en région pour qu’ils passent enfin à l’acte. Il en va de la survie de nos emplois ! ».

Quant à nos collègues de l'Ouest


Paru dans Ouest-France le 18 février 2010

Tecauma: la reprise par les cadres menace 64 emplois
En redressement judiciaire depuis octobre 2009, l'entreprise de fabrication d'éléments pour la menuiserie industrielle Tecauma, aux Essarts, devrait être reprise par trois cadres. Le tribunal de commerce de Paris tranchera de façon définitive sur la seule offre concernant cette filiale de Keyria (groupe Legris) le 3 mars. Le projet prévoit de conserver seulement 40 des 104 salariés.

Fimec : seulement 32 salariés gardés au Pin-en-Mauges ?
La situation se précise pour les 183 salariés de Fimec, au Pin-en-Mauges. Et elle devrait déboucher sur le licenciement d’une bonne partie d’entre eux. Touchée de plein fouet par la crise, l’entreprise spécialisée dans la fabrication de chaînes de montage a été placée en redressement judiciaire en octobre.
L’offre de reprise qui tient la corde prévoit la reprise de Fimec et d’Adler, une autre entreprise du groupe Keyria basée dans l’Oise. Seuls 32 salariés de la Fimec seraient repris. «C’est malgré tout la solution la plus pérenne», juge un salarié. Reste maintenant au tribunal de commerce de Paris à entériner cette reprise. Il doit se prononcer la semaine prochaine.

M. Rasse et l'avenir de Ceric

M. Rasse nous demandait mardi 16 février de préciser:
Je viens d'avoir connaissance qu'au cours de la présentation du projet Tellus au Comité d'entreprise, le 9 février 2010, la question de mon soutien à ce projet avait été posée. La réponse ayant été positive, je me vois donc contraint de révéler publiquement ma position:
Je n'ai jamais manifesté d'approbation à ce projet dont je n'ai d'ailleurs aucune connaissance. Pour moi, le critère essentiel pour le choix du repreneur de CERIC est, outre le nombre d'emplois sauvés, la compétence du Dirigeant. Je ne peux donc cautionner Tellus ne connaissant les capacités de son animateur qu'au travers des échos que j'ai eu des réalisations de Ceric au cours des années 2007 et 2008.

Ce que nous prenons le droit de dire

Le tribunal de commerce de Paris a prononcé, pour la reprise de Ceric, une suspension de l'audience avec un renvoi de continuation de celle-ci au 24 février à 14h30 afin de permettre aux candidats repreneurs de finaliser leurs offres.

Info ou intox ??

Hier, au tribunal de commerce de Paris, que s'est-il passé ?? Pas de compte-rendu officiel du CE qui puisse être rendu public, les acteurs ne sont pas là non-plus pour en parler, un blog partisan qui débouche presque le champagne...
La tribune a choisi d'attendre une vraie information, plutôt que de spéculer. Voilà pourquoi nous ne pouvons vous en dire plus.

Votre blog La tribune existe depuis deux mois !

C'est donc le moment de jeter un nouveau coup d'œil sur vous: plus de 50.000 pages chargées au cours de 14.000 visites environ !! Cela fait plus de 800 pages lues tous les jours en moyenne. 280 commentaires laissés sur les 24 messages publiés. Autant dire que nous sommes devenu pour vous une habitude. Votre quotidien. Merci.
Le record sur cette période ? Vous vous en doutez sûrement, ce fut les 28 et 29 janvier, après la publication de M. Rasse, et plus de 500 visites chacun de ces deux jours !

A nouveau, merci aux blogs de Fimec et de Ceric Auto qui mettent en avant à l'occasion une de nos publications.

Aujourd'hui Mardi Gras, demain Mercredi des Cendres. Voilà qui résume presque l'histoire de Ceric. Demain donc, 17 février 2010, début du Carême qui conduit à Pâques. Pour Ceric, tribunal de commerce en attendant l'éclosion d'une nouvelle société, la résurrection. Je vous rassure, il n'est pas nécessaire de jeuner, et il ne nous faudra pas attendre 40 jours...

Communiqué de presse de Mr Monin, Maire de Nolay, le 10/02/2010

Mercredi dernier (i.e. le 10/02/2010), le maire de Nolay, M. Jean-Pascal MONIN a reçu longuement M. Patrick HEBRARD, nouveau porteur du projet « New Ceric », son prédécesseur M. Jean-Michel Strauss, ancien directeur général de Ceric-Automation, ayant décidé, pour diverses raisons, de se retirer.
M. STRAUSS avait annoncé le 28 juillet 2009 la cessation de paiement et par voie de conséquence la fermeture probable du site industriel Ceric Automation de Nolay et Montchanin.

New Ceric est un projet déposé au tribunal de commerce de Paris pour la reprise principalement de Ceric Paris puisqu’il compte 50 postes sauvegardés sur 150 actuellement. Dans un premier temps, seuls 10 postes ont été envisagés en bourgogne mais pas forcément à Nolay. Il a été demandé par « différentes instances » de s’intéresser au site de Nolay et d’envisager la création puis la dépose d’un dossier de reprise au tribunal de commerce de Dijon.

Patrick HEBRARD indique qu’il transmettra à l’administrateur judicaire de Dijon un projet qui pourrait proposer le maintien en activité d’environ 35 personnes :
10 postes dans l’activité système pour la gestion informatisée et la régulation des process de cuisson et de séchage des produits en terre cuite;
10 postes dans l’activité service pour la maintenance et le suivi des matériels installés;
15 postes dans les différents bureaux d’études, l’automatisme et la mise en route pour conserver le savoir faire surtout pour les équipements des tuileries. La stratégie New Ceric et la conjoncture actuelle poussent à financer ces postes en sous-activité pendant plusieurs mois, voire années. Reste à trouver des investisseurs ou des collectivités territoriales.

S’y ajoute la possibilité d’un partenariat pour environ 15 personnes avec ACSM pour la fabrication des pièces aux ateliers de Nolay.

Patrick HEBRARD fait savoir également qu’il préfère continuer à travailler en sous-traitance avec Fimec et Tecauma, situés dans l’ouest de la France (en cessation de paiement également et dans l’attente d’une éventuelle reprise), car il considère ces deux entités plus compétitives notamment dans la fabrication et la fourniture des briqueteries dans les pays du Maghreb qui alimentent le marché actuel.

Ce projet New Ceric est en compétition avec le projet Tellus déposé de longue date au Tribunal de Commerce de Dijon, lequel prévoit la sauvegarde de 66 postes à Nolay et 25 à Paris. Les stratégies industrielles sont trop différentes pour envisager dans l’état la fusion des deux plans.

Prochaines étapes le 17 février au TC de Paris et le 26 février au TC de Dijon.

Jean-Pascal MONIN
Maire de Nolay

On en parle dans le Bien Public (Beaune) le 13/02/2010

Réponse de Legris Industrie à la pétition de Nolay

Messieurs,
En réponse à votre pétition en date du 25 janvier 2010 qui a retenu notre meilleure attention, nous souhaitons vous apporter les éléments de précision suivants :
Ce sont les circonstances économiques qui ont malheureusement conduit la société Ceric Automation à son état de cessation des paiements, défini par l’article L.631-1 du Code de commerce comme "l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible", étant précisé que l’article L.631-4 du Code de commerce fait obligation au débiteur de demander l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire "dans les 45 jours qui suivent la cessation des paiements", obligation à laquelle la société Ceric Automation s’est conformée.
Le jugement d’ouverture de la procédure de redressement de la société Ceric Automation a désigné Maître Bourtourault, en qualité d’administrateur judiciaire. C’est donc celui-ci qui a la charge, depuis sa désignation d’apprécier la qualité des offres de reprise qui lui sont soumises. Dans cette perspective, nous n’avons pas à nous immiscer (respectivement, en qualité de Président du Conseil de surveillance et Président de Directoire de Legris Industries) dans l’appréciation de la qualité des offres de reprise de la société Ceric Automation qui ont été adressées à Maître Bourtourault.
Nous sommes persuadés que Maître Bourtourault travaille activement à la meilleure solution possible et qu’à sa suite le Tribunal de commerce de Dijon, en application de l’article L.642-5 du Code de commerce, retiendra "l’offre qui permet dans les meilleures conditions d’assurer le plus durablement l’emploi attaché à l’ensemble cédé, le paiement des créanciers et qui représente les meilleures garanties d’exécution".
Cela étant rappelé, vos préoccupations ne nous sont pas étrangères. Soyez assurés que nous ne nous désintéressons ni de la bonne fin des offres de reprise, ni du sort des emplois. A ce titre, nous sommes soucieux qu’un maximum d’emplois soit sauvé. Dans ce cadre, nous sommes en contact régulier avec Maître Bourtourault comme avec les pouvoirs publics.
Je vous prie de recevoir, messieurs, l’expression de ma parfaite considération.
Erwan TATON

Diffusé par le CE le 01/02/2010

Position commune des élus du comité d’entreprise CERIC & informations des démarches entreprises

Paris, le 1er février 2010

Nous souhaitons vous indiquer notre position commune en faveur d’un rapprochement des 2 projets de reprise pour CERIC.
Ceci afin d’éviter que les 2 plans se neutralisent et aboutissent à une liquidation de Ceric et des filiales concernées dans ces projets.

Nous avons demandés aux porteurs des projets de venir les présenter au comité d’entreprise. Nous leur ferons part de notre volonté de voir émerger le plan de reprise unique qui donnera les meilleures perspectives d’avenir pour CERIC.

Nous avons entrepris depuis plusieurs semaines des démarches auprès des autorités.
Ces démarches nous ont permis d’obtenir des entrevues récentes, au ministère de l’économie des finances et de l’emploi à Bercy, en Mairie du 9ème arrondissement et en dernier lieu au conseil régional d’Ile de France.
Lors de ces rendez-vous, nous prônons systématiquement le rapprochement des 2 plans de reprises et sollicitons des aides auprès des autorités dans cette optique.
Un chargé de mission à la direction départementale du travail est également informé de notre situation et suit l’évolution de notre dossier avec attention.

Nos prochaines échéances vont être de discuter avec la direction du PSE (réunion le 5 février, puis le 12 février où nous devrons rendre un avis).
Dans ces démarches, nous demanderons d’être assisté de notre cabinet d’expertise comptable (Legrand Fiduciaire).

Les élus du CE CERIC
T. Allanic – H. Bretscheider – Y. Luteau – D. Mezerette – C. Denieuil – R. Renard – L. Foussard – JC. Bernard – S. Kselik – S. Casalini

Trois petits verres et puis s’en vont…

Vendredi 29 janvier, les salariés de Keyria Paris se sont rassemblés autour d’un buffet pour marquer leur départ définitif. 26 employés sur 36 ont été remerciés, 4 suivront d'ici la fin du mois de février, les 6 derniers… C’est dans une certaine émotion que se sont prononcés leurs discours d’au-revoir.

Nous ne pouvons oublier que la majorité de ces employés travaillaient pour Ceric Paris avant leur changement de contrat, certains depuis plusieurs dizaines d’années. Les nouveaux venus avaient à cœur, comme les autres, de former un groupe de travail agréable et efficace avec Ceric.
Nous n’oublions pas que la politique menée de plus haut les surprenait tout autant que nous, les désespérait parfois, et nous a rapproché encore plus ces derniers temps.

Nous leur souhaitons à tous du courage, et de la réussite, dans la recherche d’un nouvel emploi. Nous souhaitons aussi les revoir bientôt, autour d’un verre, comme avant, comme lorsque nous faisions tous parti d’un groupe.

N.D.L.R.: Quelques lettres...

Je profite de ces blogs pour souhaiter à chacun une suite heureuse et la fin, d’une manière ou d’une autre, de cette période troublée où nous avons vu nos valeurs, je parle de celles de CERIC, s’effacer au profit de cette bouillie managériale où l’éclatement des structures, l’explosion des coûts inutiles, le mépris des compétences semblent avoir été le seul objectif.
Semble car il est impensable que ce travail de sape ai été le fruit d’une volonté. Tout bêtement la conjonction d’une situation économique catastrophique de l’incompétence et une sacrée dose d’orgueil.
Nos réunions de couloir vont me manquer terriblement, les désaccords y étaient fréquents mais de courte durée. Ils concernaient le plus souvent nos missions et n’avaient pour finalité que d’améliorer la qualité de nos prestations. Ils ne remettaient pas en cause le respect mutuel sans lequel aucun projet humain ne peut aboutir.
Là sont les valeurs que j’ai appréciées durant plus de quinze ans à vos cotés et sous le bienveillant contrôle de Messieurs Rasse et Merienne.
Les salariés de Keyria s’en vont donc à compter de ce jour vers d’autres destinées et parmi eux, l’équipe R&D que j’ai eu le plaisir de piloter dans cette tempête de deux ans et que je remercie de m’avoir supporté si gentiment !
A propos de R&D, il n’est question nulle part dans les débats de développement et d’innovations. Je comprends les priorités actuelles et l’urgence de trouver une sortie viable mais je reste toutefois surpris qu’aucun des projets n’envisage l’évolution de l’offre des prochaines années.
Le cœur de métier de CERIC et des suites tant attendues… est le traitement successif de la matière, de la carrière à la palette et la conception des outils nécessaires à cette transformation : préparation, fabrication, séchage et cuisson.
Je n’oublie pas mes amis des filiales de manutention, même si l’efficacité économique d’une installation est généralement consubstantielle de l’optimisation et donc de la réduction des transferts. La remise en cause est d’autant plus délicate que l’objectif d’un homme de manutention est justement d’en faire ….le moins possible !
Tous les projets de reprise de notre activité d’ « ensemblier-fabricant » reposent sur les mêmes marchés supposés en développement et solvables.
Les équipements standards à la base de ces projections commerciales sont aussi les plus fragiles et les mieux copiés par tous nos concurrents : Le four casing, les machines de fabrication, le séchoir rapide…
Le renouveau de CERIC passera nécessairement par une phase prochaine de remise en cause et d’amélioration de ces équipements et de la prise en compte des consommations énergétiques.
Faute de quoi, le risque est grand de devoir choisir entre la réduction drastique des marges ou la perte de ces marchés.
Je reste à la disposition de ceux qui le souhaiteront mais comme indépendant. J’ai suffisamment mis en musique les bêtises des autres pour me consacrer dorénavant aux miennes.
A très bientôt je l’espère pour de nouvelles aventures dans un cadre apaisé et dynamique, c’est mon vœu pour chacun d’entre vous.
P. Hatton

Publié sur Sauvons Ceric le 28/01/2010

Un entretien avec Frank Bigeard, directeur commercial de Ceric.
Celui-ci ne nous a pas donné l'opportunité de publier cet interview, mais vous pouvez aller lire cet article sur ce blog, puis revenir ici faire vos commentaires.

M. Rasse utilise La tribune pour se faire entendre

J'ai pris connaissance avec stupéfaction de la pétition de Ceric auto adressée à P.Y. Legris. Quel manque de dignité ! Quel égoïsme !
Demander au responsable du naufrage de Ceric d'arbitrer le choix du repreneur et lui demander une aumône ! L'enquête judiciaire pourrait démontrer qu’en dehors de la mauvaise gestion des contrats pendant la première année suivant la reprise par Legris, des malversations seraient responsables des dépôts de bilan des sociétés du groupe Ceric et du licenciement probable de six à sept cents collaborateurs.
Il aurait été plus logique de se porter partie civile dans l'affaire judiciaire de Dijon ou de porter plainte au pénal à Paris pour abus de biens sociaux en faveur de Keller et de Morando. Il est justifié de demander quelques dizaines de millions d'indemnités pour le préjudice causé par Legris. Cela profiterait au personnel licencié contrairement à l’aumône d'un million demandée par Ceric auto.
Mais que fait le comité d'Entreprise ?
Le plan de démantèlement de Ceric au profit de Keller, et donc de Legris, est en train de réussir. Ceux qui spéculent sur le manque de solidarité et les égoïsmes jouent gagnant.

M.Rasse

La tribune change de look !

N.D.L.R. : Vous pourrez remarquer que le décor du blog a changé : sous la pression de certains cadres, et des menaces de poursuites judiciaires, nous sommes contraints, comme les autres blogs d’ailleurs, à ne plus utiliser le logo Ceric. Mais rassurez-vous, vous êtes toujours ici chez vous. Pour parler et s’informer sur l’avenir de notre société.

Ensuite, puisque La tribune n’a pas été convaincue et a choisi de publier le mail de PPE (dixit), puisqu’apparemment cela n’a servit à rien et que les effusions inutilement agressives perdurent, il nous a été demandé de passer une deuxième couche, sur l’apprêt encore frais. Après autorisation de chacun des cosignataires, nous sommes en mesure de publier un message appelant au calme, à nouveau.


Appel conjoint à la modération.
Si la critique peut être constructive, nous vous demandons en revanche de bien vouloir éviter toute forme d'agressivité dans vos commentaires, pour quelque bord que ce soit, et en particulier d'éviter toute attaque personnelle. L'agressivité n'apporte rien, et l'avantage du "défouloir" est bien faible par rapport à l'immense désavantage créé par la zizanie et les tensions. Les paroles s'envolent, mais les écrits restent, et il ne doit rester que questions, réflexions, propositions.
De plus, les blogs sont lus par tous nos partenaires extérieurs (clients, investisseurs, banquiers …). Il est essentiel de préserver l’image de l’entreprise au nom de l’intérêt général
Enfin, signer vos commentaires fera mûrir votre plume, ce qui ne pourra qu'être bénéfique.
Nous vous en remercions vivement par avance.

Jean Michel STRAUSS, Patrick HEBRARD et Philippe PENILLARD

Réunion avec Mr Le Youdec tenue le 26/01/2010 à Paris

A la demande du CE, Mr Le Youdec est venu répondre aux questions que se posent les salariés de Ceric Paris.
Mr Le Youdec met en avant l’indépendance des deux tribunaux de commerce (Paris et Dijon), qu’il n’y a aucune collaboration entre les deux, chacun prêchant pour sa paroisse ou sa région, ne voulant pas être déshabillé en faveur de l’autre.
Il confirme le nombre de postes pour chacun des plans pour les Parisiens : Tellus 25 et New Ceric 55 sur 142 personnes présentes à ce jour
Il confirme qu’aucun des deux plans à ce jour n’a de financement complet.
Il est favorable à un rapprochement des deux plans et regrette ces guerres intestines/fratricides.
Il dit ne pas être sous la moindre influence de Legris
Il confirme la date du 17/02 pour le Tribunal de Commerce de Paris.
Il souhaite vivement une présentation par les responsables des deux projets auprès des salariés de Ceric Paris.
Il confirme la présence de plans pour tous les autres sites sauf Halluméca.

PPE s'adresse à La tribune

N.D.L.R.: Comme nous en avons l'habitude, nous publions ce que l'on veut bien nous transmettre, quel qu'en soit le bord. Aujourd'hui Philippe Penillard nous demande de publier une note, faisant suite aux effusions de commentaires du dernier post. Preuve que la tension monte.

Bonjour,

Puis-je vous suggérer de passer un mini-article appelant à la modération dans les commentaires, et précisant que :
- les commentaires doivent être signés, ce qui apportera de la modération dans les propos;
- vous serez obligés de supprimer les commentaires désobligeants et personnels, car les attaques personnelles peuvent conduire à la fermeture du blog, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle. Ce n'est pas de la censure, mais de la modération.

Philippe Penillard

N.D.L.R.: il va sans dire, et nous le répétons, que ce blog a été créé pour que tout le monde puisse s'exprimer, et se tienne au courant de ce qu'il se passe. Il est donc hors de question de censurer (ce que certains comme ppe appellent "modérer") les commentaires, mais il est bon aussi de rappeler les bases: respecter les autres, et rester courtois. Merci.

Projets de reprise

N.D.L.R.: extrait de la note remise par le CE le 15 janvier 2010

2 projets ont déposés au 8 janvier 2010 : New Ceric et Tellus
Ce sont deux projets internes soutenus par des cadres ou des anciens cadres de CERIC.
Le comité d’entreprise a obtenu une copie de chaque dossier mais ne peut communiquer que sur les grandes lignes, sans en donner de détails (aspect légal).

Périmètres de reprise :
New Ceric :
Ceric - Pelerin - Hallumeca - EquipCeramic (65%) - Ceric CZ + Partenariats avec d’autres projets de sociétés en redressement judiciaire.
Tellus :
Ceric - Ceric Automation + Partenariats avec d’autres projets de sociétés en redressement judiciaire

Emplois :
Des écarts en terme d’emplois repris sont constatés par site (car les périmètres des sociétés reprises sont différents). En termes d’emplois à fin 2010 : les deux plans sont semblables.

Business plans :
Ceux-ci sont similaires.

Conditions suspensives :
Des conditions suspensives existent pour les 2 plans.

Pour les 2 plans, les financements ne sont pas finalisés.
L’écart en besoin de financement est du simple au double entre les deux dossiers.
Bouclage des dossiers de reprise pour CERIC du 28 ou 29 janvier pour audience au tribunal de commerce de Paris 1ere ou 2eme semaine de Février.

Autres filiales de CERIC :
Toutes les filiales de CERIC en redressement judiciaire ont au moins 1 dossier de reprise de déposé auprès des administrateurs judiciaires.

Le blog en chiffres

 Pourquoi ne pas s'intéresser à vous ? Et bien disons-le, ce blog fonctionne bien ! Le but est atteint: savoir et faire savoir. Nous sommes lu sur les cinq continents. Certains clients, filiales de Ceric ou de Keyria, se connectent régulièrement. Notre avenir intéresse beaucoup de personnes !

Voici à ce jour les pays hôte d'une connexion:


Depuis le lancement le 16 décembre, plus de 12.250 pages ont été chargées grâce à plus de 3.800 visites. Avec un record le 7 janvier: 370 visites et 1.494 pages lues ! Vous avez été la semaine dernière, entre lundi 4 janvier et vendredi 8, en moyenne, plus de 300 à venir nous voir chaque jour.
Cela fait du monde qui, pendant leurs heures de travail, bouge leur souris (et non leur arrière-train) pour lire les commérages... Alors un grand merci à vous, qui nous êtes fidèles, et merci aux contributeurs, qu'ils soient à l'origine d'un sujet ou d'un commentaire.

Merci aussi aux blogs de Fimec et de Ceric Auto qui nous ont servi de rampe de lancement: un grand nombre parmi vous ont utilisé le lien publié dans leurs colonnes pour nous trouver.

Parce que Ceric ne vivra pas sans vous, parce que Ceric doit continuer.

Publié sur le JDN Economie le 07/01/2010

Le bilan 2009 des défaillances d'entreprises: 15ème position pour la bourgogne
Parmi les mises en redressement et/ou liquidation judiciaire d'entreprises qu'a connues la Bourgogne en 2009, on remarque notamment Ceric Automation, filiale de Ceric SA, 6e plus grosse défaillance d'entreprise de France.

Les dix principales défaillance d'entreprise en 2009: 6ème, Ceric, 115 millions d'euros de chiffre d'affaires
Ceric est une entreprise d'ingénierie et de conception et fabrication d'équipements de production, propriété du groupe Keyria (anciennement Groupe Ceric, spécialisé dans la construction d'usines). Elle a été placée en redressement judiciaire le 28 octobre 2009, assortie d'une période d'observation de 4 mois.
Le groupe Keyria explique avoir "été fortement touché par la chute brutale de ses marchés". Ses filiales, dont CERIC S.A., "ont enregistré d'importantes annulations de commandes dès la fin 2008 et une forte baisse de leur activité depuis début 2009."

Le projet « New Ceric » : entretien avec Patrick HEBRARD

Afin de répondre à nos interrogations sur l’existence d’un projet de reprise pour Paris pour la survie de la terre cuite en France, nous avons rencontré Patrick qui nous a présenté le projet « New Ceric ».

Présentation du projet : la renaissance.
Mis à genoux, Ceric se relève via un projet de cession pour l’instant porté par Jean-Michel Strauss et Patrick Hebrard. Ce projet que nous nommerons « New Ceric » se positionne dans le périmètre actuel de Ceric, c'est-à-dire sur les mêmes marchés, même si, dans un premier temps seuls ceux qui sont porteurs et rentables seront à l’étude, et dans des domaines d’activités identiques à ceux de Ceric : ingénierie et construction d’usines clés en main pour les matériaux de construction en terre cuite.
Ce projet sur lequel les différentes équipes de volontaires ont œuvré, aura nécessité un gros travail de fond et beaucoup d’efforts et d’implication pour pouvoir être remis dans les délais à l’administrateur judiciaire, au plus tard le 8 janvier, comme d’autres, que l’on espère nombreux.

Le projet dans les détails :
Ce projet de grande envergure, puisqu’il ne compte pas moins de 140 emplois (directs et indirects) au sein de la globalité des entités mises en vente, suscite l’intérêt de plusieurs financiers purs et semi-industriels. Les noms demeurent secrets dans un souci de confidentialité bien compréhensible, mais un point important est à signaler : le Groupe Legris Industries ne fait partie d’aucun de ces investisseurs, une nouvelle qui rassurera bien des populations. New Ceric compte réaliser un chiffre d’affaires équivalent à 30 M d’Euros l’année de sa création. Le cœur de l’activité de New Ceric tourne autour de deux compétences de base qui ont fait et font toujours la réussite de Ceric : la capacité à concevoir et à mettre en place des usines de matériaux de terre cuite à travers l’ingénierie et intégrant la prépa terre. New Ceric n’oublie pas les autres étapes du process de production. En gardant nos partenaires traditionnels de manutention par des accords restant à mettre en place, puisqu’ils dépendront de l’avenir des sociétés Tecauma, Fimec, Ceric Automation ainsi que pour la thermique avec Hallumeca et Limoges. New Ceric souhaitant préserver le savoir-faire de Ceric.
Afin de conserver un maximum d’emplois dans les meilleures conditions, New Ceric sera basé sur deux sites : un en région parisienne et l’autre en province.

Une question demeure : quid de la supervision et de Ceric Système ?
Rien n’est encore décidé. Certes une grande partie du savoir-faire est aujourd’hui basé à Nolay et si c’est possible nous pourrions continuer à collaborer avec Ceric automation, mais Ceric a déjà réalisé par le passé des fours et des séchoirs en installant des outils du commerce. Nous n’excluons pas de reconstituer une cellule système s’il n’y a pas de partenariat possible sur le sujet.

~

N.D.L.R.: quelque soit l’avenir de ce projet, nous lui souhaitons en cette période, tous nos vœux de réussite, car il ne faut pas oublier que ce qui compte, comme nous l’avons rappelé au début de ce compte-rendu d’entretien : c’est la survie de la terre cuite en France et la sauvegarde d’un maximum d’emplois au sein des entités actuellement mises en vente.
Nous espérons que les propositions seront nombreuses et de qualité et nous attendons avec impatience la synthèse des offres qui nous sera présentée prochainement par la direction et/ou par le biais de notre représentant du personnel qui travaille en collaboration avec l’administrateur judiciaire.

Tract diffusé au personnel de Ceric Automation par le syndicat CGT le 30/12/09


Notre analyse de la situation de Ceric Automation à la date de ce jour.

Au vu de l'échéance du 8 janvier date de dépôt des offres de reprise des autres filiales de Keyria France, mise en redressement judiciaire il est bon de le rappeler, ce qui a pour effet de remettre en perspective la décision du tribunal de commerce de Dijon.
Nous maintenons notre sentiment à savoir, qu'il ne peut y avoir une pérennité du site de Ceric Automation et de son activité que si elle s'inscrit dans un cadre plus large en englobant Ceric S.A.
À titre superfétatoire, le projet Tellus n'a pas été entériné à l'audience du 18 décembre pour cause de financement défaillant, ce qui a confirmé notre analyse depuis le début, concernant ce projet.
À la date de ce jour et au vu de ce qui précède, il convient d'être lucide sans esprit partisan et envisager la possibilité d'un projet concurrent, en effet, à travers les contacts entre M. Strauss et le cabinet d'experts d'une part, la rencontre entre M. Strauss et les tenants du projet Tellus (dernière en date le 8 décembre), le courrier de M. Strauss dont nous avons eu connaissance le 21 décembre.

Tout le monde est focalisé sur Tellus, c'est bien normal, c'est le seul plan officiellement déposé.

“Tellus a confirmé son souhait de faire évoluer l’activité de Ceric Automation vers ‘l’ingénierie Terre cuite complète, clé en main’”(Extrait courrier de M. Strauss)
À condition de pouvoir racheter une partie des actifs de ceric S.A., au vu du report des audiences concernant le plan de financement, nous avons un doute sur la capacité financière de Tellus à le faire

“Sauf à démontrer que Tellus financera et sera retenu pour reprendre Ceric SA (Paris) dans un plan plus global, Tellus se positionne en conséquence comme concurrent direct de Ceric SA (Paris)”(Extrait courrier de M. Strauss)
Nous pressentons qu'un plan de reprise de certaines filiales en redressement judiciaire va voir le jour dans les semaines qui viennent, celui-ci se positionnera en concurrent direct de Tellus, et au vu de la faiblesse du montage financier de Tellus il y a un risque de disparition totale de Ceric Automation.

Notre objectif doit toujours être d’assurer durablement la pérennité de Ceric Automation et le maintien des emplois, en soutenant un projet de reprise solide. Je vous tiendrai au courant des nouvelles informations disponibles début janvier.

Dabrowski Serge
Délégué syndical CGT,
Secrétaire du Comité d’Entreprise et délégué du personnel de CERIC AUTOMATION