Affichage des articles dont le libellé est Hallumeca. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hallumeca. Afficher tous les articles

Publié dans l'Usine nouvelle le 07/04/2010


Ceric renaît de ses cendres sur décisions judiciaires
Le spécialiste des équipements de production pour le secteur de la terre cuite (tuiles et briques), filiale de Keyria (groupe Legris Industries), vient de faire l’objet d’une double reprise judiciaire. Le tribunal de commerce de Dijon accorde au projet Tellus, porté par une quinzaine de cadres et anciens cadres, la société Ceric Automation implantée à Nolay (Côte-d’Or). Le tribunal de commerce de Paris octroie, de son côté, au projet Ceric Technologie, défendu par un autre repreneur, les unités de Paris, Soissons et Lille.
Au départ concurrents, les deux plans se retrouvent au final complémentaires. Car Ceric Automation s’occupera de la partie équipements de manutention et systèmes de contrôle en partenariat avec la société métallurgique ACSM à qui elle louera une partie de ses ateliers et sous-traitera la fabrication métallurgique. Elle redémarrera avec un effectif de 55 personnes, contre 205, et vise à terme 25 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Le projet Ceric Technologie prendra à sa charge, avec environ 80 personnes, l’activité préparation de la terre, le process thermique (fours et séchoirs) et servira d’ensemblier. Les deux entreprises repartent dans un marché mondial sinistré. Elles misent dans un premier temps sur 400 tuileries et briqueteries répertoriées pour proposer leur service en maintenance et renouvellement d’outillages.
Cette mauvaise conjoncture économique explique d’ailleurs l’épisode judiciaire. L’an dernier, Keyria (groupe Legris Industries) se place sous sauvegarde. Sa filiale Ceric est déclarée ensuite en cessation de paiement puis est placée en redressement.

Ceric Technologies


La lettre du Président : Patrick Hebrard
Après plusieurs mois de procédure, le tribunal de commerce de Paris a accordé vendredi 26 mars 2010 la cession des sociétés Ceric, Hallumeca et Pelerin au projet « Ceric Nouvelle », porté par Messieurs Hebrard et Toquet. Le tribunal a aussi transféré à « Ceric Nouvelle » les actions d’EquipCeramic (filiale Espagnole) dont elle devient l’actionnaire majoritaire. Les repreneurs ont été aidés dans cette démarche par la société « Pléiade Investissement » qui devient le principal actionnaire et par les fondateurs historiques de Ceric Messieurs Rasse et Merienne.
« Ceric Nouvelle » rebaptisée « Ceric Technologies », nouveau nom de la société, a l’ambition de redevenir leader dans son métier d’ingénierie et d’équipementier offrant des solutions clés en main pour l’industrie de la terre cuite. Elle entend maintenir sa présence et ses prestations sur les marchés internationaux où elle a toujours œuvré, et bien sûr offrir une continuité de services à tous ses clients historiques.
Ceric Technologies repart sur des bases solides autour d’une équipe resserrée et composée de techniciens et d’ingénieurs expérimentés et reconnus dans leurs métiers.
Le nouvel actionnariat et le soutien effectif des banques partenaires permettent de repartir avec une situation robuste en capitaux propres, sans endettement et avec les garanties bancaires nécessaires pour sécuriser les projets à venir.
Comme par le passé, les équipes de Ceric Technologies seront présentes afin de vous apporter le meilleur de leurs compétences et continuer à développer des technologies compétitives et mondialement reconnues.

Communiqué de presse de Mr Hebrard, président de Ceric Nouvelle


Ceric Nouvelle, animée par Patrick Hébrard, actuel Directeur Technique de Ceric, soutenue par les fondateurs du groupe Messieurs Rasse et Mérienne, et financée majoritairement par le holding Pléiade Investissement, a été retenue vendredi 26 mars par le Tribunal de Commerce de Paris pour reprendre les actifs des sociétés Ceric SA (y compris la marque), Pelerin et Hallumeca.
Patrick Hébrard, président de Ceric Nouvelle, avait confirmé mardi 16 mars le maintien des engagements pris par Ceric Nouvelle en Bourgogne, au cas où le plan Tellus ne serait pas retenu par le Tribunal de Commerce de Paris. François Poirier, président de Pléiade Investissement, l'a confirmé vendredi 26 mars à l'Administrateur Judiciaire de Ceric Automation et à la Région Bourgogne. L'avenir du site de Nolay, avec le maintien de 50 emplois en Bourgogne, est donc assuré par le plan Ceric Nouvelle, qui devrait bénéficier dans ce cadre, au titre de la revitalisation du bassin d'emploi, de fonds versés par Legris à la procédure, et d'aides promises par la région Bourgogne.

AFP le 26/03/2010


Toutes les filiales de Keyria cédées, 300 des 900 salariés repris
Le tribunal de commerce de Paris a désigné vendredi un repreneur pour les trois dernières filiales de Keyria (division de Legris Industries) qui étaient en redressement judiciaire, ce qui va permettre au total qu'environ 300 des 900 salariés du groupe soient repris.
New Ceric, qui était sur les rangs aux côtés de Tellus - deux sociétés constituées par d'anciens salariés - reprend les filiales Ceric SA, Pelerin et Hallumeca, appartenant au groupe d'ingéniérie et de construction d'usines Keyria (1.800 salariés dans le monde dont 900 en France avant la cession récente de filiales).
Le tribunal de commerce de Dijon avait choisi Tellus le 9 mars pour la reprise de la filiale Ceric Automation. Trois autres filiales ont été reprises par des salariés, la dernière par un concurrent.
Au total, sur les près de 900 salariés de Keyria en France, 300 sont repris par ces nouveaux employeurs.
Les huit filiales avaient été placées en redressement judiciaire entre juillet et octobre 2009, alors que Keyria était en procédure de sauvegarde, après d'importantes annulations de commandes dès la fin 2008, une forte baisse d'activité depuis début 2009 et l'arrêt d'un projet de restructuration en raison d'une dégradation de ses marchés.
"Le groupe Keyria a toujours eu pour objectif aux côtés du groupe Legris Industries de faire émerger des solutions de reprise", a souligné vendredi un porte-parole.
Des salariés ont prévu de manifester lundi à Paris entre les sièges de Ceric et Legris Industries "pour faire pression et obtenir plus que le minimum légal pour les salariés licenciés", selon un membre de leur collectif.
Legris Industries a mis 10 millions d'euros dans des plans de revitalisation et les mesures d'accompagnement pour les salariés, dont 4 millions pour les bassins d'emplois de Nolay et Montchanin en Bourgogne.

Infos reprises sur les sites internet du Figaro, du Point et plusieurs sites d'actualités boursières.

Devant Legris Industries le 24/03/2010


Une cinquantaine de personnes de Ceric SA, ainsi que quelques personnes représentant Hallumeca, Pelerin et Tecauma, se sont rassemblées ce matin Rue du Cherche Midi (Paris 6ème) pour manifester leur colère.
Une délégation de 4 personnes sera reçue (merci les RG) à 10h30 par les RH de Legris. Les revendications de ce matin vont être simple: réunion avant la fin de la semaine prochaine avec tous les CE ou DP de tous les pôles de Keyria France, et les représentants de CKF.

Vote du 23/03/2010


Chers collègues,
Veuillez trouver ci-dessous les résultats des votes des salariés Pelerin, Hallumeca et Ceric Paris.
Fort malheureusement, Ceric Automation n’a pas souhaité participé à ce vote.
Nous notons une participation record de 75% des salariés sur les 3 sites concernés par l’audience de demain au tribunal de commerce de Paris. Je rappelle que ces votes ont été réalisés à bulletins secrets, que les bureaux de votes étaient ouverts à tous et que quiconque pouvait tenir la permanence.

Pelerin :
Votants : 30/31 (97%)
Favorables Tellus :4
Favorables New Ceric : 26

Hallumeca :
Votants : 14/24 (58%)
Favorables Tellus : 0
Favorables New Ceric : 14

Ceric Paris :
Votants : 99/135 (73%)
Favorables Tellus : 7
Favorables New Ceric : 85
Votes blancs : 7

Parmi les votants, 143/190 soit 75%, sur le périmètre de reprise statué au tribunal de Paris Mercredi 24 Mars 2010:
Favorables New Ceric : 87.4%
Favorables Tellus : 7.7%
Sans opinion : 4.9%


Merci à tous d’avoir participé à ce vote dans une très bonne humeur. Vous avez montré que ce vote à bulletins secrets avait une grande importance que vous soyez repris ou non dans un des deux plans.

Publié dans la Tribune le 22/03/2010


Legris tourne la page Keyria
Les entités françaises de Keyria, la filiale du groupe industriel, ont été placées en redressement judiciaire. Près de 600 emplois sont en passe d’être supprimés.

Après la cession en 2008 de Legris SA (raccords, tubes, robinets industriels, etc.), filiale historique de Legris Industries, Keyria était devenue la filiale la plus importante de l’industriel rennais avec 427 millions d’euros de ventes et plus de 1.900 salariés. L’année 2009 a considérablement changé la donne. « Tout a commencé à la fin 2008, expliquent les porte-parole du groupe. Touchée de plein fouet par les crises financière et immobilière, Keyria [achetée en 2006 et spécialisée dans l’ingénierie des matériaux de construction, Ndlr] a dû faire face à des annulations de commandes pour un montant de 140 millions d’euros. » Dans la foulée, le carnet de commandes s’effondre de 70 % au premier trimestre 2009. La trésorerie se tend, les pertes opérationnelles se creusent. « En juillet, nous avons bâti un projet de restructuration de Keyria dans le cadre d’une procédure de conciliation, précisent les porte-parole. Quelque 50 millions d’euros devaient être injectés dans la société, dont la moitié par le groupe. Dès août, Legris industries a donc débloqué 12,5 millions d’euros. » Las, en septembre, les commandes continuent de chuter et compromettent la viabilité du projet de restructuration.

Érosions des ventes
Dès juillet, l’une des huit filiales françaises de Keyria, Ceric Automation (Nolay, Côte-d’Or) est placée en redressement judiciaire. Suivie, fin octobre, par les sept autres – Tecauma (Les Essarts, Vendée), Fimec (Le Pin-en-Mauges, Maine-et-Loire), Adler (Crèvecoeur-le-Grand, Oise), Ceric SA (Paris), Pelerin (Soissons, Aisne), Ceric Wistra (Limoges, Haute-Vienne) et Hallumeca (Baisieux, Nord). La société mère, Keyria SAS, et des filiales étrangères (Allemagne, Italie) sont placées en procédure de sauvegarde. Fin 2009, les ventes de Keyria n’atteignent plus que 215 à 220 millions d’euros...
À ce jour, quatre des huit filiales ont trouvé repreneurs : Ceric Wistra, rachetée par un concurrent, Elmetherm. Tecauma, Fimec et Adler reprises par des salariés. Restent les sociétés du « pôle est » de Keyria, sur lesquelles les tribunaux de commerce de Paris et Dijon exercent une double compétence. Celui de Dijon a rendu sa décision en faveur de Tellus pour la reprise de Ceric Automation, le 9 mars. Mais un recours en nullité a été déposé. Celui de Paris réentendra les porteurs de projets (Tellus et Ceric nouvelle) mercredi prochain avant de trancher. « Nos deux projets divergent, admet Philippe Pénillard de Tellus, avec l’un concentré sur Nolay et l’autre plus présent à Paris. Nos stratégies aussi. Mais, ce qui importe surtout, c’est que nos entreprises trouvent rapidement une issue pour se sortir de la crise et de la situation dans laquelle elles sont tombées. » En attendant, près de 600 salariés de Keyria ont perdu ou perdront leur emploi. Avec eux, « la France se prive d’un précieux savoir-faire », regrette l’un des délégués du personnel de Ceric qui n’entend pas rester bras croisés. Legris Industries a engagé 10 millions d’euros dans le cadre des plans de revitalisation et de sauvegarde de l’emploi.

les chiffres clés de Legris Industries
Depuis 2008, le groupe se concentre sur les métiers d’ensemblier-constructeur et d’ingénierie avec trois filiales :
  • Keyria (usines clés en main pour l’industrie des matériaux de construction, 215 à 220 millions de chiffre d’affaires [CA] fin 2009) ;
  • Savoye Logistics (conception et intégration de solutions logistiques, y compris informatiques, 550 salariés, 81,9 millions d’euros de CA en 2009) ;
  • Clextral (lignes de production clés en main pour l’agroalimentaire, la chimie, le plastique, etc., 45,3 millions d’euros de CA en 2009).
En 2009, le CA global s’élève à 350 millions d’euros (564 millions en 2008, hors Legris SA) avec 40 millions de pertes opérationnelles.

Au Tribunal de commerce de Paris le 24/02/2010


Certaines clauses suspensives n'ayant pu être levées, il a été décidé de reporter l'audience pour la reprise de Ceric (Hallumeca et Pelerin) au 10 mars.
Bien sûr, le mandat de l'administrateur judiciaire a aussi été prolongé.