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Publié dans le Bien Public le 31/03/2010


Ceric Nouvelle veut (encore) y croire
Patrick Hébrard, président de Ceric Nouvelle (ou New Ceric), et François Poirier, président de Pléiade investissement, étaient hier à Nolay pour faire le point avec les salariés. L'occasion pour les porteurs de ce projet, validé par le tribunal de commerce de Paris, de réitérer leurs engagements, à savoir le maintien de l'activité sur le site de Nolay, avec à la clé 50 emplois.
Désinformation ?
Face aux inquiétudes - légitimes - des salariés, mais surtout à ce que d'aucuns n'hésitent pas aujourd'hui à qualifier de « désinformation », de la part de l'autre repreneur, dont le plan a été validé par le tribunal de Dijon (Tellus), les deux hommes ont voulu jouer la carte de l'intégrité et de l'honnêteté : « On a juste envie que cela marche. » Mais il faut que les choses aillent très vite, ont-ils également fait savoir, en soulignant que la balle est dans le camp du tribunal de commerce de Dijon, sachant que c'est le 9 avril prochain que doit intervenir la mise en liquidation de Ceric SA. « Le délai est court mais tenable », a assuré François Poirier.
Quant à une éventuelle fusion entre les deux projets, elle n'est pas d'actualité, un rapprochement entre les hommes étant en revanche toujours possible. Et de faire savoir qu'il n'y aura pas d'ostracisme. Il est d'ailleurs question qu'un porteur du projet Tellus soit à la tête du site de Nolay. Pourtant, « j'ai tendu la main et on m'a répondu par un coup de griffe », n'a pas manqué de faire savoir François Poirier.
Un ultime bras de fer qui en ferait presque oublier que, quoi qu'il arrive, ce sont au moins 170 salariés qui resteront sur le carreau.

Réponse de Pléiade à Frank Bigeard


Je me permets de prendre la parole une deuxième, et j'espère dernière fois ici, pour répondre à Frank Bigeard... Frank, puisque vous faites état de nos conversations, parlons-en.
Lundi 8 mars, j'ai expliqué à Nolay pourquoi je souhaitais, non pas retirer notre offre sur les 65% d'Equipceramic, mais l'échanger contre l'assurance qu'Equipceramic et Ceric ne se livreraient pas une guerre fratricide.
Le soir même je vous l'ai ré-expliqué, Frank, à vous qui m'aviez demandé cet entretien, et l'avez conclu en me disant que vous compreniez mieux ma démarche, et que vous regrettiez de ne pas l'avoir comprise plus tôt !
Vous savez parfaitement que Pléiade n'est pas un fonds, mais un groupe d'entrepreneurs. Cela ne vous empêche pas de répéter cette histoire de fonds, ici et sur votre blog officiel. Pléiade n'a jamais distribué de dividende, et toujours tout ré-investi. Pléiade est toujours actionnaire de Generix, qu'elle a sauvé de la faillite il y a 8 ans, et n'en a jamais touché de dividende. Voilà les faits.
Je suis prêt, Frank, à vous transmettre le projet de pacte d'actionnaires qui nous lie à Patrick, si vous nous transmettez celui qui vous lie à votre investisseur. Nous verrons de quel côté sont les calculs financiers. Renseignez-vous. Allez sur le site de de votre investisseur, www.ophiliam.com et celui de Pléiade, www.pleiadeinvestissement.com.
Et oui, en toute logique, compte tenu du fait que Ceric Nouvelle est financée en fonds propres, qu'elle a ses cautions, qu'elle sauve plus d'emplois, et compte tenu du soutien des CE concernés, et du sérieux de l'offre, nous aurions pu nous attendre, comme vous le dites, à un jugement en sa faveur. Nous avons tous entendu que la ré-ouverture de la procédure était due à des éléments fournis par Dijon, sans que nous sachions lesquels. Et je vais vous dire, j'étais sous le choc. Pas pour moi ou pour Pléiade. Mais pour Ceric et pour ceux que je voyais, à la sortie du Tribunal, en colère et désemparés.
Je termine en espérant qu'ici s'arrête la polémique, et que vous saurez un jour, Frank, me parler franchement, comme je l'ai fait avec vous.

François Poirier

François Poirier (Pléiade Investissement) réagit à l'article du Bien Public


Je me suis abstenu de contribuer aux blogs où se retrouvent les salariés de Ceric et Ceric Automation.
Je le fais aujourd’hui pour la première fois, en réaction à l’article paru dans Le Bien Public, parce qu’une information fausse ne nuit qu’à une cause, celle de l’entreprise.
La vérité est que même hors délai, une offre peut être retenue par le Tribunal. La seule offre irrecevable, en droit, c’est une offre sous conditions suspensives… et malheureusement c’est toujours le cas des 2 offres.
J’apprends à l’instant que Patrick Hébrard, porteur du plan Ceric Nouvelle que je soutiens, est convoqué à une prochaine audience du Tribunal de Commerce de Dijon [le 12 mars, ndlr].
Je continue de croire que quel que soit le «gagnant» (et à vrai dire le «gagnant» prendra beaucoup de risques), le seul combat valable est celui du redressement, pas celui d’un plan contre l’autre.