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Legris Industries sort la tête de l'eau


Dans Les Echos, publié le 8 Avril 2013 :

L'industriel rennais estime que 2013 sera l'année du retour à la rentabilité. Il a complété son dispositif par une nouvelle activité de portée mondiale.

Tout un symbole, l'équipe du holding de Legris Industries a quitté la magnifique ancienne imprimerie Oberthur qu'il avait entièrement restaurée il y a plus d'une décennie. Erwan Taton, le président du directoire et ses collaborateurs sont désormais installés dans un immeuble du centre rennais beaucoup plus modeste. « Nous avons réorganisé le groupe pour qu'il retrouve une rentabilité », indique le dirigeant. Legris Industries a réalisé un chiffre d'affaires de 227 millions d'euros, en hausse de 9% en 2012. Si cet exercice reste déficitaire à hauteur de 2 millions d'euros contre une perte de 16,4 millions d'euros en 2011, « 2013 sera celui du retour des bénéfices », poursuit le dirigeant.
Legris Industries tourne donc définitivement la page de Kéria, l'ex-nom de sa division spécialisée dans les usines de briques et tuiles qui a été liquidée il y a quelques années. Désormais nommée Keller, elle n'intervient plus du tout en France, son siège social est d'ailleurs situé en Allemagne. « Keller qui a dégagé 76 millions d'euros de ventes l'an passé, en hausse de 24%, se porte bien car les usines complètes sont désormais destinées aux pays en croissance ». L'an dernier, elle a signé 4 contrats de briqueteries en Pologne, Russie, Arabie Saoudite et Azerbaijan.

Renouer avec une stratégie de croissance externe

Savoye, la seconde division du groupe toujours contrôlé par la famille Legris, est en recul de 9% et descend à un total de 89 millions d'euros. « C'est son modèle économique, insiste Erwan Taton, cet acteur international de la conception et de l'intégration de systèmes pour les centres de logistique, a des activités fluctuantes en fonction des dates de confirmation des commandes, 2013 sera une bonne année ».
Enfin, il existe Clextral (62 millions d'euros de chiffre d'affaires en hausse de 28%) dans laquelle le président du directoire met tous ses espoirs. Spécialisée dans les lignes de production clé en mains notamment pour les céréales des petits déjeuners mais aussi de pâte à papier, elle est jugée « très innovante » et s'apprête à créer à Rennes une plate-forme de R&D pour le développement d'une nouvelle technologie de production de lait en poudre.
Doté de 60 millions d'euros de fonds propres et d'une trésorerie excédentaire de 35 millions d'euros, Legris Industries qui réalise les 2/3 de ses contrats hors de l'Hexagone, se sent suffisamment armé pour renouer avec une stratégie volontariste de croissance externe. « On est à la recherche d'un quatrième métier industriel, pas nécessairement lié aux trois autres. Il sera de portée mondiale sur un marché de niche ». Erwan Taton n'en dira pas plus sur ses intentions si ce n'est que cette future division devrait générer entre 70 et 100 millions d'euros de recettes annuelles.

Et aussi
Dans Ouestfrance-entreprises, publié le 8 Avril 2013 :

Le groupe a redressé la barre

« Notre groupe est redevenu rentable », se félicite Erwan Taton, en présentant les bons chiffres de Legris industries en 2012: 227 millions d'euros de chiffre d'affaires (9% de plus qu'en 2011) et un résultat de 2 millions d'euros, après trois mauvaises années (- 11 millions en 2009, - 7 millions en 2010 et - 3,2 millions en 2011).
Pour redresser la barre, le groupe s'est développé à l'international en rachetant des entreprises ou en créant des filiales (Amérique du Sud, Russie, Moyen-Orient). « Aujourd'hui, près de la moitié de notre chiffre d'affaires est réalisé hors Europe de l'Ouest ». Legris industries, c'est 1300 salariés dans ses trois divisions: Clextral (process industriel), Keller (briqueteries et tuileries livrées clefs en mains) et Savoye (systèmes automatisés pour la logistique).
Legris, qui a retrouvé une solidité financière « avec 35 millions d'euros de trésorerie nette », prévoit de créer « une quatrième division, via « une acquisition majeure que nous prévoyons de faire aboutir d'ici à l'été 2014 ». Le groupe appartient à la famille rennaise Legris et compte deux sites en Bretagne: son siège social à Rennes (12 salariés) et Prodex, équipements de stockage et de convoyage industriel à Bourgbarré (30 salariés). L'activité historique de Legris (les raccords industriels) a été revendue en 2008 à l'américain Parker Hannifin.

Tecauma se développe dans le transstockage


Sur le site Ouest France publié le 17 Mars 2013 :

Trois ans presque jour pour jour après le redressement de l'exTecauma filiale de Legris à l'époque, le redécollage est en bonne voie pour la société nouvelle Tecauma qui était reparti à neuf sous forme d'une PME indépendante de 60 employés zone de la Belle entré, aux Essarts. Lors de la reprise, les deux dirigeants, Philippe Breillac et Eddy Daunas, escomptaient atteindre 8 M € de chiffre d’affaires en cinq ans. Ils y sont au bout de trois (8,5 M€ en 2012). Symbole de ce renouveau, Tecauma vient d’ailleurs de sortir Tec’up, toujours dans le stockage grande taille. Ce nouveau système de transstockage va lui permettre d’étendre ses produits en direction de la métallurgie ou des ports à sec. Cet élargissement de la gamme (accompagné d’autant de dépôts de brevets) va de pair avec la volonté d’exporter de plus en plus vers des économies émergentes. Dernier volet du développement, la robotique, que ce soit dans les profilés, le vitrage, l’emboutissage ou la manipulation de pièces de bois dans la tonnellerie.

Article plus complet sur le site OuestFrance-entreprises.fr publié le 15 Mars.

Legris aux prud'hommes


Sur le site Ouestfrance-entreprises, paru le 15 Février 2013 :

Maine-et-Loire. Le baroud d'honneur des ex-salariés de la Fimec
La grande partie des 153 salariés licenciés après le naufrage de la société du Pin-en-Mauges a assisté, jeudi, au procès devant le conseil des prud'hommes. Ils dénoncent une stratégie de profits.


C'est l'histoire d'une société du Pin-en-Mauges qui semblait taillée pour affronter toutes les tempêtes. « On avait même réussi à devenir numéro un mondial. » La Fimec, entreprise de bâtiment spécialisée dans la conception d'outils industriels, en particulier la livraison d'usines clé en main, s'est effondrée comme un château de cartes, à l'automne 2009. Laissant, quelques mois plus tard, 153 de ses 190 salariés sur le carreau.

Ce jeudi matin, une grande partie d'entre eux a assisté à l'audience de la dernière chance. Devant le conseil des prud'hommes, réuni au tribunal de grande instance, ces ex-employés sont venus contester leurs licenciements. Et surtout dénoncer le contexte : le rachat, quelques années plus tôt de l'entreprise familiale par le groupe international Legris, avant la cessation de paiement d'une kyrielle de filiales, présentée simultanément devant le tribunal de commerce de Paris.

« Une faillite organisée »
Dans la salle archicomble, les deux avocates des salariés, Mes Justine Candat et Céline Parès développent, dans un premier temps, leurs arguments. Pour la première, le groupe Legris doit assumer directement les conséquences de la déconfiture de sa filiale du Pin-en-Mauges. « Elle a organisé la faillite de la totalité de ses filiales françaises. » Elle en veut pour preuve un rapport d'audit du 20 mai 2009, commandé par Legris. « Avant la liquidation d'avril 2010, il présentait deux scénarios pour gagner de l'argent, dont l'un prévoyait de se débarrasser de la Fimec. » Pour elle, le groupe aux 24 sites, aux 34 implantations, aux 745 millions d'euros de chiffre d'affaires et aux 2 450 salariés gérait directement la société du Pin-en-Mauges.

Il n'aurait pas non plus présenté suffisamment d'offres de reclassement et aurait cherché à faire supporter le coût des licenciements à la collectivité. C'est ce qu'elle soutient, comme sa consoeur qui vise une filiale de Legris : Keyria. « En avril 2008, la Fimec a versé 9 millions d'euros de trésorerie aux actionnaires de cette société. Depuis les années 60, les bénéfices alimentaient les réserves pour les moments difficiles. Une gestion de bon père de famille. » Les avocates présentent des demandes de dommages et intérêts de 1 000 € par salarié.

Avec le rachat, en 2006, de l'entreprise familiale, le loup serait-il entré dans la bergerie ? Pas du tout, rétorque Me Guillaume Bordier, avocat de Keyria, qui dénonce une « théorie du complot ».

S'appuyant sur des décisions favorables de la quasi-totalité des autres conseils de prud'hommes saisis en France, il interroge : « Mon client aurait dépensé 51 millions d'euros pour le seul plaisir de licencier ? » Surtout, il s'efforce de démontrer l'indépendance des entités. Et rappelle la violence de la crise, dès la fin 2008. « Le chiffre d'affaires du premier semestre 2009 était en chute de 71,4 %, les entrées de commandes ont baissé de 150 millions d'euros. »

Même son de cloche chez Me Aurélien Boulanger, avocat du groupe Legris. « Il y a une cible déterminée, des pièces, et on essaie de constituer un puzzle. Mais comme les pièces ne rentrent pas, on les corne à coups de ciseaux. » Lui aussi réfute l'idée d'un « plan stratégique pour vampiriser les filiales ». Il nie « le versement du moindre euro de dividende ».

Délibéré le 3 septembre.

La tempête judiciaire s'éloigne pour le président de Legris Industries (suite)



Sur le site Le journal des entreprises, paru le 7 Décembre 2012 :

Enquête Pendant plusieurs mois, l'industriel rennais Pierre-Yves Legris fut sous le coup d'une mise en examen et d'un contrôle judiciaire. Au coeur du dossier, en passe de se refermer: des mouvements financiers autour d'une ancienne filiale, Ceric Automation.

Ce sont plus de deux ans de galère qui sont en passe de s'achever pour le patron du groupe industriel rennais Legris Industries (sociétés Savoye, Clextral et Keller). Selon nos informations, Pierre-Yves Legris, président du conseil de surveillance de l'entreprise familiale et figure emblématique de l'économie bretonne, est sur le point d'obtenir un non-lieu dans une affaire qui lui empoisonne la vie depuis mars2010. Un printemps noir pour celui que le magazine Challenges classe (avec Yvon Jacob président d'honneur du groupe) parmi les 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises. Celle année-là, le patron de Legris Industries est en effet auditionné par les gendarmes de la section de recherche de Dijon (Côte-d'Or). Que lui reprochent-ils? Des mouvements financiers suspects au sein de la filiale Ceric Automation (devenue par la suite Keyria). Une entreprise acquise par le groupe Legris Industries fin 2006 à Nolay (21) et spécialisée dans la construction d'usines clés-en-mains de produits de construction (briques). Un rachat qui se transformera en fiasco industriel.

Abus de biens sociaux, dividendes fictifs...
Courant 2008, l'entreprise voit en effet son chiffre d'affaires s'effondrer de 50% en quelques mois. Selon Legris Industries, c'est la crise des subprimes qui aura eu raison de cette activité. Pour d'autres observateurs, ce sont les mauvais choix stratégiques opérés par le groupe rennais qui expliqueraient cette déconfiture. Quoi qu'il en soit, les conséquences sont brutales. En 2009, Ceric est placée en redressement judiciaire. Et un an plus tard, c'est la liquidation. À la clé: 220 emplois supprimés. Une situation économique qui, selon les enquêteurs, ne colle pas vraiment avec les mouvements financiers opérés par le groupe les mois précédents sa liquidation. Des suspicions jugées à l'époque suffisamment graves pour que le juge d'instruction mette en examen Pierre-Yves Legris pour les délits de complicité d'abus de biens sociaux, de distribution de dividendes fictifs, de banqueroute par détournement d'actifs ainsi que de recels d'abus de biens sociaux. Une batterie d'accusations redoutées par tous les chefs d'entreprise. Dans la foulée, Pierre-Yves Legris est également placé sous contrôle judiciaire avec les obligations de verser une caution de 400.000 € (payable en huit versements) et de ne pas quitter l'Union européenne et la Suisse (où il vit aujourd'hui). Bref, un vrai cauchemar pour le dirigeant qui s'engage alors dans une bataille judiciaire de plus de deux années. Un combat partagé avec Charles-Antoine de Barbuat Duplessis. Cet ancien patron de la division Savoye de Legris Industries (il a quitté depuis le groupe rennais pour diriger la société Texelis à Limoges) a en effet hérité de la direction de Ceric Automation au moment de son rachat. À ce titre, il a également été mis en examen quelques mois plus tôt.

Trois accusations récusées point par point
Niant toute infraction devant les gendarmes, Pierre-Yves Legris se rapproche du puissant cabinet d'avocats parisien Linklaters pour organiser sa défense. Et surtout expliquer pourquoi, selon lui, les enquêteurs font fausse route, tentant de démonter point par point les graves accusations dont il fait l'objet. Premier point, les dividendes. Juin2008, Ceric Automation en verse un montant de 3M€ à sa maison mère alors que l'entreprise commence à enregistrer des pertes. Pour les enquêteurs, le droit des affaires l'interdit. Pour Legris, c'est une erreur d'analyse juridique. «Lorsque vous avez des réserves (ce qui était le cas pour Ceric, ndlr), vous pouvez distribuer des dividendes. Même si le résultat est négatif», explique une source proche du groupe rennais. Deuxième point d'accusation: 2M€ de factures émises en trois ans par la maison-mère à ses filiales. Des mouvements qui, aux yeux du juge d'instruction, entretiennent la suspicion de mouvements délictueux. Rien pourtant d'hors-la-loi pour une pratique courante dans les grands groupes si l'on en croit les spécialistes juridiques. Une pratique appelée "Management fees". Derrière cet anglicisme, une méthode de mutualisation de fonctions supports au profit des filiales (communication, RH, juridique,etc.), et qui permet à un groupe de facturer à celles-ci des prestations de conseil. «Non seulement c'est légitime, mais c'est fiscalement obligatoire, indique un spécialiste du droit. Si vous ne facturez pas, vous avez un redressement fiscal.» En trois ans, ce sont 2M€ de facturation qui auront été émis. Enfin, dernier point présumé litigieux, le prêt d'argent entre filiales du groupe, qui laisserait entrevoir une activité bancaire illicite. Pour le groupe, il s'agit tout simplement d'un pool de trésorerie. «C'est complètement autorisé à condition que cela reste interne au groupe, indique un proche de Pierre-Yves Legris sous couvert d'anonymat. C'est tout simplement la trésorerie du groupe qui est mutualisé. Cela vous permet de bénéficier de taux privilégiés.»

Charges insuffisantes
Un ensemble d'arguments qui semble avoir convaincu les juges. En juin dernier, la mise en examen de Pierre-Yves Legris a été levée. Et selon nos informations, le procureur de la République du tribunal de Dijon a par ailleurs transmis début novembre un réquisitoire de non-lieu au juge d'instruction pour "charges insuffisantes". Vraisemblablement, ce dernier devrait rendre ces jours-ci une ordonnance de non-lieu. Pour Pierre-Yves Legris comme pour Charles-Antoine de Barbuat. Après autant de mois de procédures, «il faut savoir rester raisonnable», indique une source proche du Parquet de Dijon. Épilogue donc heureux, mais faible compensation pour Pierre-Yves Legris (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions). Il a vécu pendant plusieurs mois avec un «sentiment d'injustice, et tout ce que ça peut comporter de rumeurs et de ragots», nous raconte un proche.

Legris Industries(Rennes) Trois divisions: Savoye (systèmes automatisés), Clextral (extrusion et lignes de productions pour l'agroalimentaire), et Keller (solutions pour usines de matériaux de construction) Président du conseil de surveillance: Pierre-Yves Legris Président du directoire: Erwan Taton 1.360 salariés CA 2011: 208M€

La tempête judiciaire s’éloigne pour le président de Legris Industries


Sur le site Le journal des entreprises, paru le 6 Décembre 2012 :

Pendant plusieurs mois, l’industriel rennais Pierre-Yves Legris a vécu sous le coup d’une mise en examen et d’un contrôle judiciaire. Au cœur du dossier, en passe de se refermer : des mouvements financiers autour d’une ancienne filiale, Ceric Automation.

Ce sont plus de deux ans de galère qui sont en passe de s’achever pour le patron du groupe industriel rennais Legris Industries (sociétés Savoye, Clextral et Keller / 208 M€ de CA, 1.360 salariés). Selon nos informations, Pierre-Yves Legris, président du conseil de surveillance de l’entreprise familiale et figure emblématique de l’économie bretonne, est sur le point d’obtenir un non-lieu dans une affaire qui lui empoisonne la vie depuis mars 2010.

Cette année-là, le patron de Legris Industries est en effet auditionné par les gendarmes de la section de recherche de Dijon (Côte-d’Or). Que lui reprochent-ils ? Des mouvements financiers suspects au sein de la filiale Ceric Automation (devenue par la suite Keyria). Une entreprise acquise par le groupe Legris Industries fin 2006 à Nolay (21) et spécialisée dans la fourniture d’usines clés-en-mains de produits de construction (briques). Un rachat qui se transformera en fiasco industriel, avec 220 emplois supprimés.

Une situation économique qui, selon les enquêteurs, ne colle pas avec les mouvements financiers opérés par le groupe les mois précédents sa liquidation. Des suspicions jugées à l’époque suffisamment graves pour que le juge d’instruction mette en examen Pierre-Yves Legris pour les délits de complicité d’abus de biens sociaux, de distribution de dividendes fictifs, de banqueroute par détournement d’actifs ainsi que de recels d’abus de biens sociaux.

Le dirigeant s’engage alors dans une bataille judiciaire de plus de deux années, qu’il est en passe de remporter. Un dossier qui a pour décor le fief de François Rebsamen proche de François Hollande.

> Retrouvez demain, vendredi 7 décembre, l'intégralité de notre enquête en ligne et dans l'édition Ille-et-Vilaine du Journal des entreprises.

Legris mise sur les marchés internationaux après un exercice 2011 difficile


Sur le site Les Echos, paru le 24 Août 2012 :

Les activités de l'industriel progressent grâce au rachat du nord-américain Retrotech. Il table sur le renforcement de ses marchés, principalement à l'étranger, pour retrouver une rentabilité pérenne.
Le groupe Legris Industries, qui avait renoué avec les bénéfices en 2010 en affichant un résultat net de 3,6 millions d'euros après une perte de 107 millions en 2009, a replongé dans le rouge à hauteur de 16,4 millions en 2011, en raison de l'impact d'« éléments non récurrents ». Le groupe rennais annonce toutefois une hausse de 16,6 % de son chiffre d'affaires annuel, soit un total de 207,6 millions d'euros. Sans prendre en compte l'acquisition de la société nord-américaine Retrotech (Rochester), sa croissance aurait cependant été de seulement 3,8 %.
Racheté en février 2011, Retrotech vient renforcer la principale division de Legris Industries nommée Savoye (97,8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011). Elle est spécialisée dans la fabrication de systèmes automatisés pour la logistique. Ce créneau est marqué par « une concurrence exacerbée, qui pèse sur les marges », précise le groupe dans son rapport financier 2011 qui vient de paraître. Retrotech devrait redonner du tonus à cette division car « le marché nord-américain de la logistique est en pleine mutation ».

Usines clef en main

Le second métier de Legris Industries concerne l'ingénierie de la terre cuite (usines clefs en main pour la fabrication de matériaux pour la construction), qui a généré 61,2 millions d'euros de total de ventes l'an dernier. Regroupé dans la division Keller, ce secteur a beaucoup souffert il y a trois ans, obligeant Legris Industries à se séparer de ses activités hexagonales tout en se maintenant en Allemagne et en Italie. « Des projets d'usine nouvelle se font jour avec des perspectives de concrétisation en 2012 », rassure le groupe aujourd'hui composé de 1.300 salariés. Dirigé par Erwan Taton, il bénéficie d'ores et déjà de la commande d'une unité complète actuellement en phase de construction en Algérie.
Enfin, pour la division Clextral (48,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel), qui conçoit des équipements de process pour l'agroalimentaire et la pâte à papier, les perspectives sont jugées très encourageantes, grâce notamment à la vente de « plusieurs lignes de couscous au Maghreb ». Une filiale vient aussi d'être créée au Brésil après celle du Vietnam.
Cette stratégie de forte mondialisation concerne tous les créneaux couverts par Legris Industries, qui réalise les deux tiers de ses ventes à l'étranger et table sur « une progression du chiffre d'affaires du groupe en 2012 ». Il mise par ailleurs sur un retour de la rentabilité à l'issue de l'exercice en cours. Dotée d'une trésorerie nette consolidée de 39 millions d'euros, l'entreprise familiale conserve d'autant plus de capacités de rebond qu'elle dispose de 59,9 millions d'euros de capitaux propres consolidés. De quoi poursuivre sa politique d'innovation pour laquelle il est prévu « des efforts importants de R & D dans chacune des divisions ».

Ceric Wistra : les prud'hommes se contredisent


Sur le site Le Populaire, paru le 27 Juin 2012 :

Situation rarissime au sein du conseil de prud'hommes de Limoges : alors que la section industrie a reconnu co-employeurs Legris-Industries et Keyria, les deux sociétés propriétaires de Ceric Wistra, la section encadrement la contredit. De sorte que les 13 cadres qui, comme leurs 31 collègues ouvriers ou employés, demandaient l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi et des licenciements, n'obtiennent pas satisfaction. Le jugement confirme cependant l'insuffisance de ce PSE et inscrit au passif de la liquidation judiciaire une indemnité de six mois de salaires pour chacun des anciens cadres (soit de 12.494 à 41.538 euros), loin de leurs demandes qui s'échelonnaient de 38.000 euros à prus de 400.000. La cour d'appel devra trancher, peut-être en joignant les deux dossiers : Legris Industries a interjeté appel du premier jugement et les cadres feront probablement de même pour le second.

Legris industries: 2.460.000 € pour 31 licenciés


Sur le site La Montagne, paru le 25 Juin 2012 :

Le plan de sauvegarde de l’emploi à Ceric Wistra annulé.
Le site limougeaud de Ceric Wistra, issu des fameux fours Coudamy, employait 68 personnes à l’été 2009, quand le tribunal de commerce a placé la société en redressement judiciaire. Quelques mois plus tard, intervenait la liquidation se traduisant par des licenciements dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Saisi par 31 licenciés, le conseil de prud’hommes de Limoges vient de rendre un jugement qui fera date, s’il est confirmé en appel. Les juges du travail annulent en effet le PSE et condamnent le groupe Legris Industries, ainsi qu’une de ses sociétés, Keyria, propriétaires de Ceric Wistra, en tant que co-employeurs.

« Dépourvus de cause réelle et sérieuse »
« Il n’est pas contestable que le groupe Legris Industries, par sa politique hégémoniste, n’autorisait pas l’autonomie financière de la SAS Keyria, détentrice de l’ensemble groupe Ceric », affirment les prud’hommes. À leurs yeux, les trois sociétés agissaient bien en qualité de co-employeurs.
Les juges estiment logiquement irrecevables les demandes des anciens salariés dénonçant un « comportement frauduleux » de Legris Industries et Keyria (lequel relèverait d’une juridiction pénale). En revanche, ils observent « l’insuffisance » du PSE (mis en œuvre par l’administrateur judiciaire), « au regard des moyens du groupe ». Dans ces conditions, les licenciements « seront reputés dépourvus de cause réelle et sérieuse ».
De sorte que Legris Industries et Keyria sont solidairement condamnés à verser des indemnités substantielles aux 31 demandeurs. La plus faible, compte tenu d’une courte ancienneté, s’établit à un peu plus de 12.000 euros (six mois de salaire), la plus consistante atteignant 184.135 €, soit 72 mois de salaire pour un quinquagénaire.
Chacun percevra en outre 1.000 € au titre du défaut de consultation du comité d’entreprise, plus 500 € pour payer ses frais de procédure. Au total ces 31 licenciés se partagent plus de 2.460.000 € !

Legris industries et les prud'hommes


Sur le site Le Populaire, paru le 22 Juin 2012 :

Prud'hommes : 31 licenciés se partagent 2.460.000 euros
Aux yeux des prud'hommes, le groupe Legris Industries et une de ses filiales, Keyria, étaient bien les propriétaires de Ceric Wistra, l'entreprise limougeaude liquidée en mars 2010. De sorte que le plan de sauvegarde de l'emploi dans cette société issue des anciens fours Coudamy a été annulé. Les 68 licenciements sont donc "sans cause réelle et sérieuse" : les juges du travail ont lourdement condamné le groupe Legris Industries et Keyria, les 31 ex salariés qui ont poursuivi la lutte sur le terrain juridique se partageant 2.460.000 euros.

Legris Industries a échoué...


La Cour Européenne maintient l’amende de 46,80 millions d’euros infligée à Legris Industries qui a échoué à faire valoir ses arguments devant la justice européenne quant à sa participation au Cartel du cuivre entre 1988 et 2004.

Voir l'arrêt de la Cour (3 Mai 2012) ici.
Voir l'explication de cette décision sur le blog ENJEUX.

Chiffre d'affaires en hausse pour Savoye


Sur le site Emballages Magazine, paru le 23 Mars 2012 :

La filiale de Legris Industrie affiche des ventes de 98 millions d’euros, en progression de 27% sur 2010.

Spécialisé dans les systèmes automatisés pour la logistique et la préparation de commandes et les solutions de manutention, Savoye annonce un chiffre d’affaires de 98 millions d’euros pour l'exercice 2011, soit une hausse de 27% sur l'exercice précédent. Cette progression est due en grande partie à l'intégration des activités de l'américain Retrotech, racheté en février dernier. Autrement les activités historiques des entreprises "historiques" du groupe que sont Savoye, a-SIS et Prodex se sont maintenues, malgré un contexte économique morose. D’importants contrats ont été signés dans l’Hexagone dans les secteurs des pièces détachées, du textile, du e-commerce ou encore de l’agroalimentaire. Le grossiste en pièces détachées Bihr (motos, quads et scooters des mers) a retenu Savoye pour automatiser et mettre en place des solutions informatiques sur sa plate-forme de Bartenheim (Haut-Rhin). Côté textile, des accords ont été signés avec Orchestra, Phildar, Eurodif et Thuasne (pour l’activité textile médical). Dans le secteur du e-commerce, Nature & Découvertes lui a confié la mise en place d’une chaîne de préparation à huit gares, de deux lignes d’emballage et d’un tri automatique ; et Vente-privée.com l’équipement de son nouveau site Lyon 3. Enfin, le système PTS (Picking Tray System) a été retenu pour la plate-forme logistique de Kermené, le principal fournisseur de produits de boucherie et charcuterie des enseignes E. Leclerc, située à Saint-Onen-La-Chapelle (Ille-et-Vilaine).

International. La part de l’international progresse, notamment via le rachat de Retrotech et le dynamisme des filiales de la division au Benelux et en Russie. Elle représente aujourd’hui 50% du chiffre d’affaires de la division. Pour accélérer son développement en France et à l’international, le groupe a mis en place à la tête des entités Savoye et a-SIS début 2012 de nouvelles directions commerciales. Pour Rémy Jeannin, président de la division Savoye, « la nouvelle organisation se concentrera sur trois axes : l’ingénierie et la conception des solutions métiers, la poursuite du développement international et l’innovation produit-R&D ». La nouvelle organisation commerciale permettra de renforcer l’accompagnement du client en phase avant-vente et ingénierie. Après le rachat de Retrotech aux États-Unis, Savoye entend renforcer son développement international, notamment sur le marché russe et au Benelux. Savoye, qui emploie 600 salariés, est une filiale de Legris Industrie.

Savoye frôle les 100 millions d’euros


Sur le site Stratégies Logistique, paru le 22 Mars 2012 :

A l’approche du salon SITL, Rémy Jeannin, président de la division manutention du groupe Legris Industries, tient à rassurer les marchés sur son positionnement.

L’automaticien Savoye est une entreprise qui a grandi vite. Trop vite peut être. Au début des années 1990, l’entreprise comptait à peine une centaine de personnes contre plus de 600 aujourd’hui. L’entreprise a développé de nombreuses fonctions tous azimut. "Nous devons aujourd’hui revisiter nos métiers", explique le titulaire d’un diplôme d’études supérieures comptables et financières de 47 ans. Un plan de départ volontaire a ainsi permis de supprimer 23 postes, "mais ce qui touche aux produits et aux process n’est pas concerné, bien au contraire", s’empresse de rajouter celui qui a passé 13 ans chez Savoye, de 1993 à 2006, avant de rejoindre une autre division de Legris Indutries, maison mère de Savoye. Cette dernière comporte 3 divisions au total et comptait racheter une nouvelle branche. La crise en décide autrement et cette volonté de diversification s’est transformée en nécessité de développer les divisions existantes.
Recapitalisé en 2011, Savoye compte donc bien aujourd’hui repartir de l’avant. Son chiffre d’affaires est d’ailleurs passé de 77 millions d’euros en 2010 à 98 en 2011, soit une hausse de 27%. Avec une rentabilité qui pourrait se trouver dans la moyenne des entreprises de la profession, autour de 5%. "Ce n’est pas suffisant", explique Rémy Jeannin qui a mis en place une nouvelle organisation. Ses lignes de force : un renforcement de la proximité clients en créant une force commerciale européenne alors qu’elle était jusque là éclatée par pays. Savoye Europe est désormais dirigé par Alain Bussod et a-Sis par Evelyne Reynaud sous la direction de Dominique Testa ; la création d’une direction produits qui pourra proposer des briques process. "Il faut arriver à l’excellence industrielle en mettant en place un système d’amélioration continue", dit-il ; le renforcement de l’activité services enfin, notamment à l’international qui représente aujourd’hui 50% du chiffre d’affaires. Les Etats-Unis, après le rachat de Retrotech, la Russie mais aussi le Benelux et l’Angleterre sont particulièrement visés.
En France, marché historique de Savoye, les activités historiques se sont maintenues. Des contrats ont ainsi été signés dans les secteurs des pièces détachées (Bihr), du textile (Orchestra, Phildar, Eurodif et Thuasne), du e-commerce (Nature & Découvertes, Vente-privée.com à Lyon 3) et de l’agroalimentaire (Kermené). Il reste que les départs successifs de dirigeants comme Frédéric Mancion et celui tout récent de Chantal Ledoux, l’une des fondatrices, a été diversement apprécié par le marché. Il faudra désormais faire sans pour affronter un nouveau cycle de croissance de l’entreprise. Une page de Savoye, rebaptisée division manutention du groupe Legris, semble bien tournée.

Savoye change de président


Sur le site Stratégies Logistique, paru le 16 Novembre 2011:

Rémy Jeannin, 47 ans, a repris les rennes de Savoye en remplacement de Frédéric Mancion qui a quitté l’entreprise.

Rémy Jeannin est titulaire d’un diplôme d’études supérieures comptables et financières (DESCF), obtenu à l’Université de Bourgogne. Il débute sa carrière en 1988 en qualité de directeur administratif et financier au sein d’Agena (distribution informatique). Il rejoint Savoye en 1993 en tant que directeur des ressources humaines et directeur des affaires financières suite à l’acquisition de l’entreprise par le groupe Legris Industries. Un homme du serail donc qui aura passé 13 années chez Savoye avant d’occuper en 2006 la fonction de directeur général adjoint de la division ingénierie des matériaux de Legris Industries en tant que directeur des ressources humaines. Depuis 2009, Rémy Jeannin est membre du directoire du groupe Legris Industries.
Rien ne perce de cette nomination, bien perçue par les équipes sur le terrain. "Dans une période économique incertaine, il connaît parfaitement ses enjeux et défis pour les prochaines années", commente Erwan Taton, président du directoire du groupe Legris Industries. Le nouveau président de Savoye aura en tout cas la responsabilité de définir et piloter la stratégie de développement de cette division "afin de renforcer sa position et son déploiement à l’international".

Cleia rallume les feux


Sur le site Traces Ecrites News, paru le 14 Novembre 2011:

En l’espace d’une année et demie, Philippe Pénillard et son équipe auront réussi l’impossible : relancer sur les ruines de Ceric Automation, à Nolay (Côte-d’Or), un savoir-faire que seulement une poignée d’entreprises maîtrisent dans le monde.
Spécialiste de la conception et la réalisation de lignes de production clefs en main pour tuileries et briqueteries, la société Cleia, dont un tiers des salariés sont actionnaires, engrange pas moins de 30 millions d’€ de commandes pour 2012.
Son site de 90 salariés emploie jusqu’à 120 personnes en période de pointe.

Explication d’une renaissance fulgurante.

On a connu Philippe Pénillard, président depuis avril 2010 de Cleia, à Nolay (Côte-d’Or), lorsqu’il bataillait ferme pour reprendre les actifs de Ceric Automation et Ceric Système, anciennes filiales de Keyria (groupe Legris) spécialisées dans la conception et la fabrication d’unités de fabrication de produits en terre cuite (briques et tuiles).
L’homme, aujourd’hui âgé de 52 ans, ingénieur centralien et ancien responsable des opérations au sein de Keyria, vivait alors un chemin de croix, fait de beaucoup de coups de blues et de quelques moments d’espoir.
La délivrance tellement attendue arrive par le tribunal de commerce de Dijon qui accepte en mars 2010 son plan de reprise monté en collaboration avec 35 cadres.
«Un tel savoir-faire, quasi unique au monde, ne pouvait pas disparaître et je remercie le conseil régional de Bourgogne, comme le conseil général de Côte-d’Or, d’avoir cru en notre projet», souligne t-il.
Les deux collectivités territoriales lui accordent un coup de pouce financier non négligeable (1,1 million d’€ de subventions et d’avances remboursables) et, depuis, la Coface l’accompagne en caution de contre-garantie et assurance prospection.
Dix-huit mois plus tard, ces bonnes fées n’ont pas à la regretter. L’entreprise engrange 20 millions d’€ de chiffre d’affaires, dont 70% à l’international, et totalise déjà 30 millions de commandes sur 2012.
Mieux, elle a décroché la réalisation des deux seules tuileries européennes, en Pologne et au Portugal. Des contrats qui pèsent entre 15 et 20 millions d’€ l’unité.

Un marché difficile
Le premier atout de Cleia repose sur l’équipe des 90 collaborateurs, dont un tiers est actionnaire de l’entreprise.
«L’ingénierie en études, méthodes et process fait partie de nos gènes, avec pas moins de 60 ingénieurs et techniciens qui y sont affectés», argumente le dirigeant.
Autre point fort : Cleia a su, à l’exception de la seule fabrication des pièces, tout intégrer sur son site et notamment, l’assemblage des lignes et leur installation sur site. Elle peut même fournir à la demande le génie civil pour les bâtiments.
Dans un marché toujours difficile, l’industriel tire aussi son épingle du jeu pour savoir diversifier sa clientèle.
«Nous travaillons à la réalisation de briqueteries dans les pays émergents et multiplions, avec pas moins d’une centaine, les petits projets d’amélioration ou de changement d’équipements partout dans le monde», explique Philippe Pénillard.
Son service R&D, baptisé 4 C – jeu de mots avec foresee, verbe prévoir en anglais – proposera bientôt une innovation avec la mise au point de brûleurs plus économiques pour réduire le coût énergétique de fonctionnement des unités de production de terre cuite.
Demain, l’entreprise souhaiterait proposer son expertise en matière de robotique et d’informatique industrielle dédiée à la simulation et supervision de flux auprès d’autres secteurs d’activités, comme l’agroalimentaire, l’embouteillage et le flaconnage.

Keyria vise le marché libyen


Sur le site Valeurs actuelles, paru le 03 Novembre 2011:

Emmenées par le secrétaire d’État au Commerce extérieur, 80 entreprises ont présenté leur savoir-faire en Libye. Objectif : le très fructueux secteur de la reconstruction.

[...]
Keyria, une filiale de Legris Industries, faisait elle aussi partie des entreprises françaises déjà présentes en Libye avant les combats. Cette grosse PME – 1 200 sala­riés – y vendait des briqueteries et tuileries clés en main. « Nous avons livré deux usines en 2008, ex­plique Alain Chaize, président de Keyria, et étions en négociation pour en vendre deux autres. Nous souhaitons revenir, mais, dans un premier temps, il faut écouter les Libyens, comprendre leurs besoins et, ensuite, adapter nos réponses. »

Même si le pays ne compte que 6 mil­lions d’habitants, le marché est important pour Keyria : « Quand tous les autres, des États-Unis à la Russie, ralentissent ou s’écroulent, les marchés qui paraissaient mineurs prennent beaucoup de poids », poursuit Alain Chaize.
[...]

La rentrée s'annonce chaude...


Envoyé par le Collectif Keyria France

Bonjour à tous,

J'espère que vous avez tous pu profiter de ces mois d'été pour prendre des vacances et/ou vous reposer pour attaquer la rentrée en pleine forme.
Après cette trêve estivale, le CKF reprend ses activités et continuera de vous informer sur notre dossier contre Legris.

UNE INFO : UN RAPPEL
La date de la prochaine audience pour les cadres du bureau de Paris est fixée au : 15 SEPT a 13h

Bonne rentrée et bon courage à tous

Legris Industries sort doucement de la crise


Sur le site Les Echos, paru le 11 Juillet 2011:

Legris Industries est repassé dans le vert. Le groupe familial rennais a dégagé un bénéfice net de 3,6 millions d'euros en 2010, malgré un premier semestre encore dans le rouge, contre une perte de 107 millions en 2009. Le chiffre d'affaires traduit les efforts engagés pour en arriver là. A 178 millions d'euros, il a baissé de 26 %, conséquence de la restructuration de son ex-filiale Keyria.

Cette entité spécialisée dans la fabrication d'usines clefs en main de briques et de tuiles pour le bâtiment avait été très marquée par la crise. La plupart de ses usines en France ont été vendues après sa mise en procédure de sauvegarde. Legris Industries ne conserve que 4 sites de fabrication en Allemagne et en Italie (sur un total de 15 pour tout le groupe). « Ils sont regroupés dans la nouvelle division nommée "Keller", dont le chiffre d'affaires en 2010 a été de 52 millions d'euros. Nous percevons quelques signes encourageants puisque Keller a décroché deux commandes en Algérie et en Pologne. Chacune de l'ordre de 10 millions d'euros », explique-t-on dans l'entourage d'Erwan Taton, le président du directoire de Legris Industries.

Pour son retour à la croissance, le groupe familial mise sur ses deux autres divisions. Savoye, qui crée et installe des systèmes automatisés pour la logistique, a dégagé 77 millions de revenus en 2010, en hausse de 6 %. Il vient de racheter Retrotech à New York. Ce spécialiste de l'ingénierie dédié à la logistique (18 millions d'euros de chiffre d'affaires) permet à Savoye de se renforcer aux Etats-Unis « où les opportunités sont importantes dans la logistique comme c'est aussi le cas en Amérique du Sud ».

L'autre axe de croissance de l'industriel rennais repose sur Clextral, dont les unités fabriquent des lignes pour l'agroalimentaire et la chimie. Son chiffre d'affaires de 2010 est ressorti à 49 millions, en hausse de 8 %. Un bureau est en cours d'ouverture au Vietnam.

Bien que ses fonds propres sont tombés à 130 millions d'euros, contre 258,5 millions deux ans plus tôt, le groupe de 1.324 salariés dispose encore de moyens suffisants pour envisager des acquisitions. En 2011, Legris Industries devrait dégager 200 millions de ventes pour un résultat légèrement positif.

Legris industries prêt à racheter des sociétés


Paru dans Ouest France le 07 Juillet 2011:

Les entreprises de la région. Le groupe, qui emploie 1 320 personnes, espère dépasser les 200 millions d'euros de chiffre d'affaires, en 2011 : en rachetant des sociétés et en vendant plus en dehors de l'Europe.

Une année 2010 encore délicate
En 2010, le groupe Legris industries, dont le siège est à Rennes, aura enregistré un chiffre d'affaires de 178 millions d'euros, soit une baisse de 26 %. « La conjoncture est restée difficile, le niveau d'activité bas », observe Erwan Taton, le président du directoire. Pour autant, après s'être séparé de sa filiale Keyria, le groupe affiche un bénéfice de 3,6 millions d'euros. En 2009, les pertes étaient de 107 millions d'euros.

Trente postes supprimés à Savoye
C'est une des trois filiales de Legris. Savoye conçoit et installe des systèmes
automatisés pour les entreprises de logistique. En 2010, cette filiale a réalisé un chiffre d'affaires de 77 millions d'euros (en baisse de 6 %). Dans un contexte économique où la prudence prédominait, les entreprises ont hésité à passer commande d'équipements qui coûtent entre un et cinq millions d'euros. Du coup, Savoye qui emploie près de 600 salariés, envisage de supprimer trente postes sur la base du volontariat.

Deux belles commandes en Algérie et Pologne
Keller, la deuxième filiale de Legris, retrouve le sourire. Spécialisée dans la livraison clé en main de briqueterie et de tuilerie, elle n'avait vendu aucune usine en 2010. Cette année, elle vient d'en vendre deux en Algérie et en Pologne. Mais cette reprise économique aura été longue à se dessiner. « Outre la crise, nous avions des affaires quasi conclues en Afrique du Nord, dont en Libye. En raison du contexte, elles ont été annulées », explique Erwan Taton.

Clextral repart et recrute
Clextral fournit des lignes de production pour fabriquer des pains plats (exemple: les cracottes), des gâteaux apéritifs ou encore de la pâte à papier. En 2010, elle affiche un chiffre d'affaires en hausse de 8 % (49 millions d'euros). Ses ventes ont notamment progressé en Amérique et en Roumanie. Cette filiale a recruté près de 40 personnes l'an passé.

Des investissements en perspective
En 2011, le groupe Legris espère renouer avec un chiffre d'affaires en hausse : plus de 200 millions d'euros. Erwan Taton souhaite développer les trois filiales, notamment en rachetant des sociétés. Savoye a ainsi acquis, l'an passé, une société américaine Retrotech afin de mieux s'implanter aux États-Unis. Le groupe envisage également d'investir « dans d'autres métiers de l'industrie ».

Prud’hommes à Dijon: Legris Industries co-employeur ?


Sur le site du Bien Public, paru dans le 18 Mai 2011:

Prud’hommes. 77 anciens salariés de Ceric Automation du site de Nolay à l’audience, hier. Ils veulent des indemnités

Les anciens salariés de Ceric Automation du site de Nolay ont assisté, hier, à l’audience du conseil des Prud’hommes. Ils espèrent des indemnités.

Les anciens salariés du site de Ceric Automation de Nolay se sont retrouvés hier, devant la cité judiciaire de Dijon, afin d’assister, enfin (l’audience a déjà été reportée une fois), au procès engagé devant le conseil de prud’hommes de Dijon. « Nous avons engagé cette action pour faire reconnaître que Legris Industries est notre co-employeur », a rappelé André Fouquerand, président du comité d’entraide des salariés. La liquidation judiciaire de l’entreprise Ceric Automation de Nolay, fabriquant des machines automatiques de manutention (tuiles et briques), avait été prononcée le 18 avril 2010 aux frais de l’Etat. Hier, 77 salariés parmi les 82 non-cadres licenciés étaient présents à l’audience. Ils refusent de se contenter de l’indemnité de 5 000 € accordée à chacun.

Leurs deux avocats parisiens ont tenté de démontrer point par point la qualité de co-employeur de la société Legris Industrie : « Il est patent que Legris Industries a donné des ordres et des directives aux salariés de Ceric Automation (...). Le statut de co-employeur de la société Legris Industries à l’égard des salariés licenciés est en l’espèce caractérisée tant au regard de la définition classique du lien de subordination que par la confusion totale d’activité, d’intérêt et de dirigeants entre Legris et Ceric Automation. » Ils ont également dénoncé le plan de sauvegarde de l’emploi « nettement insuffisant au regard des moyens de la société Ceric automation, de la société Legris Industries et du groupe Legris Industries ». Ils ont demandé au conseil des prud’hommes de constater la nullité des licenciements et demandé en conséquence que soit payée à chacun des salariés une indemnité. Des indemnités qui pourraient atteindre 60 mois de salaire, pour les plus de 25 ans d’ancienneté.

Le porte-parole du groupe Legris Industries que nous avons contacté hier veut croire pour sa part « que la justice constatera que la notion de co-employeur n’est pas avérée. L’existence de filiales au sein d’un groupe n’a pas pour effet de créer une situation de co-emploi ( ...) ». « Il appartient au conseil prud’homal d’apprécier ces éléments », a poursuivi le porte-parole.

L’affaire a été mise en délibéré. Le jugement sera rendu le 27 septembre. L’audience des cadres se déroulera le 23 mai.

Il y a un an...


Le 29 janvier 2010, la majorité des employés de Keyria, division de Legris Industries, se trouvait licenciée. 26 sur 36 exactement. Plus de 600 emplois allaient disparaitre par la suite. Aujourd'hui, seul deux ou trois personnes travaillent toujours pour cette entité.
Nous croisons de temps en temps ces ex-Keyria dans, ou gravitant autour, les différentes sociétés remontées à la suite de ce désastre pour l'industrie française, et plus particulièrement pour l'industrie de l'ingénierie en matériaux de construction en terre-cuite dans le monde.
Tous ont à cœur de faire parti de l'esprit CERIC, et participe à son nouvel essor. Tout comme nombre d'autres licenciés plus tard. Les compétences restent garants du savoir faire, et de la réussite.