Décès d'André Jacquet



C'est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès d'André Jacquet survenu samedi 21 Juin. Ses obsèques auront lieu mercredi 25 au Crématorium de Saint-Ouen l'Aumône.

Condamnation de CLEIA par la justice française au profit de CERIC Technologies


Sur le site CERIC Technologies, publié le 11 Octobre 2013 :

Condamnation de CLEIA par la justice française au profit de CERIC Technologies

La cour d’appel de Dijon a condamné la S.A.S CLEIA à restituer à la société CERIC Technologies S.A.S. tout son matériel de laboratoire, y compris le four de de cuisson et la cellule de séchage, basés antérieurement à Nolay.

Cerinnov à Limoges rachète Wistra


Dans Le Populaire, publié le 26 Juin 2013 :

Le groupe Cerinnov, implanté à Limoges et spécialisé dans la fabrication d'équipements de production et de décoration pour les industries céramique et verrière, vient de racheter Wistra, concepteur et fabricant d'équipements thermiques et fournisseur de services complets pour les marchés de la céramique technique et traditionnelle et du traitement thermique. L'entité de Wistra France était jusqu'alors basée à Oradour-sur-Vayres. Les 17 personnes qui y travaillaient vont rejoindre les locaux de Cerinnov à Ester technopole. Wistra Allemagne, basée à Düren, regroupe six personnes et va déménager à Cologne. Cette acquisition va permettre à Cerinnov de maintenir des compétences et un savoir-faire en Limousin et de devenir un acteur fort dans le développement d'usines clé en main dans la céramique tradionnelle.


Dans L'Usine Nouvelle, publié le 28 Juin 2013 :

Le groupe Cerinnov basé à Limoges poursuit son développement en reprenant une partie de l'activité du fabricant de fours Wistra. Implanté sur la technopole Ester de Limoges (Haute-Vienne), le groupe Cerinnov, spécialiste de solutions innovantes pour la fabrication d’équipements de production, a repris, le 26 juin, les actifs et la dénomination de Wistra France basée à Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne) et de sa filiale allemande. Cette opération de croissance externe va permettre au groupe de proposer une solution clé en mains aux industriels comme le précise son PDG Arnaud Hory. "Nous avons repris une partie de l'activité Wistra à savoir la fabrication de fours destinés à la céramique industrielle, technique et traditionnelle et le personnel qui était dédié à cette activité soit dix-sept personnes qui emménagent le 28 juin dans nos locaux de Limoges et six salariés en Allemagne qui s'installeront prochainement à Cologne. Nous travaillons de plus en plus sur des marchés d'usines clés en mains, nous fournissions jusqu'à présent des machines pour le façonnage et la décoration et nous sous-traitions les fours très hautes températures, cette reprise nous permet désormais d'avoir une offre globale en interne qui offre des ouvertures sur de nouveaux secteurs comme l'aréospatial et les céramiques techniques".
Pour soutenir le développement de ces nouveaux marchés, l'entreprise procède actuellement à douze recrutements. Les effectifs vont ainsi passer à 77 personnes et une extension est prévue de 1.000 mètres carrés chiffrée à 1 million d'euros pour 2014.
Le chiffre d'affaires prévisionnel de Cerinnov devrait atteindre 10 millions d'euros en fin d'exercice contre 6 millions en 2012. Avec la reprise de Wistra, il devrait osciller entre 15 et 20 millions, les deux entités Wistra affichant l'an dernier un chiffre d'affaires de 7 millions.
Le groupe Cerinnov est issu de la fusion en 2008 de la société Elmeceram fondée en 1975 et de la société Cerlase créée par Arnaud Hory et son épouse en 1998.

Legris Industries sort la tête de l'eau


Dans Les Echos, publié le 8 Avril 2013 :

L'industriel rennais estime que 2013 sera l'année du retour à la rentabilité. Il a complété son dispositif par une nouvelle activité de portée mondiale.

Tout un symbole, l'équipe du holding de Legris Industries a quitté la magnifique ancienne imprimerie Oberthur qu'il avait entièrement restaurée il y a plus d'une décennie. Erwan Taton, le président du directoire et ses collaborateurs sont désormais installés dans un immeuble du centre rennais beaucoup plus modeste. « Nous avons réorganisé le groupe pour qu'il retrouve une rentabilité », indique le dirigeant. Legris Industries a réalisé un chiffre d'affaires de 227 millions d'euros, en hausse de 9% en 2012. Si cet exercice reste déficitaire à hauteur de 2 millions d'euros contre une perte de 16,4 millions d'euros en 2011, « 2013 sera celui du retour des bénéfices », poursuit le dirigeant.
Legris Industries tourne donc définitivement la page de Kéria, l'ex-nom de sa division spécialisée dans les usines de briques et tuiles qui a été liquidée il y a quelques années. Désormais nommée Keller, elle n'intervient plus du tout en France, son siège social est d'ailleurs situé en Allemagne. « Keller qui a dégagé 76 millions d'euros de ventes l'an passé, en hausse de 24%, se porte bien car les usines complètes sont désormais destinées aux pays en croissance ». L'an dernier, elle a signé 4 contrats de briqueteries en Pologne, Russie, Arabie Saoudite et Azerbaijan.

Renouer avec une stratégie de croissance externe

Savoye, la seconde division du groupe toujours contrôlé par la famille Legris, est en recul de 9% et descend à un total de 89 millions d'euros. « C'est son modèle économique, insiste Erwan Taton, cet acteur international de la conception et de l'intégration de systèmes pour les centres de logistique, a des activités fluctuantes en fonction des dates de confirmation des commandes, 2013 sera une bonne année ».
Enfin, il existe Clextral (62 millions d'euros de chiffre d'affaires en hausse de 28%) dans laquelle le président du directoire met tous ses espoirs. Spécialisée dans les lignes de production clé en mains notamment pour les céréales des petits déjeuners mais aussi de pâte à papier, elle est jugée « très innovante » et s'apprête à créer à Rennes une plate-forme de R&D pour le développement d'une nouvelle technologie de production de lait en poudre.
Doté de 60 millions d'euros de fonds propres et d'une trésorerie excédentaire de 35 millions d'euros, Legris Industries qui réalise les 2/3 de ses contrats hors de l'Hexagone, se sent suffisamment armé pour renouer avec une stratégie volontariste de croissance externe. « On est à la recherche d'un quatrième métier industriel, pas nécessairement lié aux trois autres. Il sera de portée mondiale sur un marché de niche ». Erwan Taton n'en dira pas plus sur ses intentions si ce n'est que cette future division devrait générer entre 70 et 100 millions d'euros de recettes annuelles.

Et aussi
Dans Ouestfrance-entreprises, publié le 8 Avril 2013 :

Le groupe a redressé la barre

« Notre groupe est redevenu rentable », se félicite Erwan Taton, en présentant les bons chiffres de Legris industries en 2012: 227 millions d'euros de chiffre d'affaires (9% de plus qu'en 2011) et un résultat de 2 millions d'euros, après trois mauvaises années (- 11 millions en 2009, - 7 millions en 2010 et - 3,2 millions en 2011).
Pour redresser la barre, le groupe s'est développé à l'international en rachetant des entreprises ou en créant des filiales (Amérique du Sud, Russie, Moyen-Orient). « Aujourd'hui, près de la moitié de notre chiffre d'affaires est réalisé hors Europe de l'Ouest ». Legris industries, c'est 1300 salariés dans ses trois divisions: Clextral (process industriel), Keller (briqueteries et tuileries livrées clefs en mains) et Savoye (systèmes automatisés pour la logistique).
Legris, qui a retrouvé une solidité financière « avec 35 millions d'euros de trésorerie nette », prévoit de créer « une quatrième division, via « une acquisition majeure que nous prévoyons de faire aboutir d'ici à l'été 2014 ». Le groupe appartient à la famille rennaise Legris et compte deux sites en Bretagne: son siège social à Rennes (12 salariés) et Prodex, équipements de stockage et de convoyage industriel à Bourgbarré (30 salariés). L'activité historique de Legris (les raccords industriels) a été revendue en 2008 à l'américain Parker Hannifin.

L’entreprise Cleia va investir sur de nouveaux marchés


Dans Le Bien Public, publié le 27 Mars 2013 :

Chez Cleia, on avance doucement, mais sûrement. Cette société – qui a débuté son activité en avril 2010 avec un carnet de commandes quasi vide – affiche ­désormais des chiffres plus qu’encourageants.

Le Maghreb et l’Asie en ligne de mire
« Oui, nous sommes plutôt satisfaits. À tel point que l’on vise les 30 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2013. L’entreprise a repris une taille normale et emploie aujourd’hui près de 90 personnes, contre 47 en 2010. La structure n’hésite pas à investir, à se développer et à aller sur de nouveaux marchés… », indique Thierry Allanic, responsable communication et marketing chez Cleia. Derniers exemples en date : la Libye et la Tunisie, pays dans lequel la société Cleia va implanter une filiale. Ce choix fait suite à la mise en vigueur d’un contrat prévoyant la construction de la plus grosse briqueterie du sud du pays. « En ouvrant cette filiale, Cleia montre bien sa volonté de s’implanter durablement au Maghreb. Actuellement, le ralentissement du marché européen nous oblige à nous tourner vers d’autres contrées », explique-t-il. « De telle sorte, que nous réalisons aujourd’hui près de 90 % de notre chiffre d’affaires en dehors de l’Europe et des États-Unis, lesquels faisaient pourtant partie de nos marchés phares autrefois. Pour l’un comme pour l’autre, les marchés sont saturés. C’est donc à nous de trouver d’autres solutions et l’une d’entre elles passe par un développement important de nos activités au Maghreb », rappelle Thierry Allanic. « Sur la centaine de projets que compte l’entreprise, près de la moitié concernent le Maghreb. »

Se faire connaître pour mieux se développer
Et de poursuivre : « C’est le cas également de l’Asie, où le marché reste complètement à défricher. Nous avons un représentant sur place qui examine les opportunités de développement sur ce secteur géographique. D’ailleurs, nous en avons au total près d’une vingtaine qui sont présents dans le monde entier. Leur rôle est très important pour Cleia, qui rêve d’avoir une couverture mondiale ». Bien conscient que l’implantation sur un marché demande souvent un gros travail en amont, Thierry Allanic en profite pour préciser que pour atteindre cet objectif, l’entreprise nolaytoise n’hésite pas à participer à des salons dans le monde entier. « Il faut être visible et se faire connaître sur les zones où il y a des perspectives de développement. Dans quinze jours, par exemple, nous serons présents sur un salon à ­Moscou. C’est, selon nous, l’un des moyens les plus forts pour pouvoir espérer pénétrer un marché. Nous sommes sur une bonne ­phase ; à nous de poursuivre sur cette voie. »

Décès de Eric Ghittori


Nous avons le regret de vous informer du décès de notre ancien collègue Eric Ghittori, projeteur au BE de Paris.
Le décès serait survenu ce 28 Février. Eric restera pour nous un collègue reconnu pour la qualité de son travail dont il a su faire preuve tout au long de ces 33 années. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille.

Tecauma se développe dans le transstockage


Sur le site Ouest France publié le 17 Mars 2013 :

Trois ans presque jour pour jour après le redressement de l'exTecauma filiale de Legris à l'époque, le redécollage est en bonne voie pour la société nouvelle Tecauma qui était reparti à neuf sous forme d'une PME indépendante de 60 employés zone de la Belle entré, aux Essarts. Lors de la reprise, les deux dirigeants, Philippe Breillac et Eddy Daunas, escomptaient atteindre 8 M € de chiffre d’affaires en cinq ans. Ils y sont au bout de trois (8,5 M€ en 2012). Symbole de ce renouveau, Tecauma vient d’ailleurs de sortir Tec’up, toujours dans le stockage grande taille. Ce nouveau système de transstockage va lui permettre d’étendre ses produits en direction de la métallurgie ou des ports à sec. Cet élargissement de la gamme (accompagné d’autant de dépôts de brevets) va de pair avec la volonté d’exporter de plus en plus vers des économies émergentes. Dernier volet du développement, la robotique, que ce soit dans les profilés, le vitrage, l’emboutissage ou la manipulation de pièces de bois dans la tonnellerie.

Article plus complet sur le site OuestFrance-entreprises.fr publié le 15 Mars.

CERIC Technologies déménage !


Sur la page Facebook de CERIC Technologies:

Pour faire face à sa croissance et permettre d’intégrer facilement de nouveaux collaborateurs, CERIC Technologies double sa surface de bureaux et déménage fin avril 2013 au 42 rue de Paradis, 75010 PARIS.

Legris aux prud'hommes


Sur le site Ouestfrance-entreprises, paru le 15 Février 2013 :

Maine-et-Loire. Le baroud d'honneur des ex-salariés de la Fimec
La grande partie des 153 salariés licenciés après le naufrage de la société du Pin-en-Mauges a assisté, jeudi, au procès devant le conseil des prud'hommes. Ils dénoncent une stratégie de profits.


C'est l'histoire d'une société du Pin-en-Mauges qui semblait taillée pour affronter toutes les tempêtes. « On avait même réussi à devenir numéro un mondial. » La Fimec, entreprise de bâtiment spécialisée dans la conception d'outils industriels, en particulier la livraison d'usines clé en main, s'est effondrée comme un château de cartes, à l'automne 2009. Laissant, quelques mois plus tard, 153 de ses 190 salariés sur le carreau.

Ce jeudi matin, une grande partie d'entre eux a assisté à l'audience de la dernière chance. Devant le conseil des prud'hommes, réuni au tribunal de grande instance, ces ex-employés sont venus contester leurs licenciements. Et surtout dénoncer le contexte : le rachat, quelques années plus tôt de l'entreprise familiale par le groupe international Legris, avant la cessation de paiement d'une kyrielle de filiales, présentée simultanément devant le tribunal de commerce de Paris.

« Une faillite organisée »
Dans la salle archicomble, les deux avocates des salariés, Mes Justine Candat et Céline Parès développent, dans un premier temps, leurs arguments. Pour la première, le groupe Legris doit assumer directement les conséquences de la déconfiture de sa filiale du Pin-en-Mauges. « Elle a organisé la faillite de la totalité de ses filiales françaises. » Elle en veut pour preuve un rapport d'audit du 20 mai 2009, commandé par Legris. « Avant la liquidation d'avril 2010, il présentait deux scénarios pour gagner de l'argent, dont l'un prévoyait de se débarrasser de la Fimec. » Pour elle, le groupe aux 24 sites, aux 34 implantations, aux 745 millions d'euros de chiffre d'affaires et aux 2 450 salariés gérait directement la société du Pin-en-Mauges.

Il n'aurait pas non plus présenté suffisamment d'offres de reclassement et aurait cherché à faire supporter le coût des licenciements à la collectivité. C'est ce qu'elle soutient, comme sa consoeur qui vise une filiale de Legris : Keyria. « En avril 2008, la Fimec a versé 9 millions d'euros de trésorerie aux actionnaires de cette société. Depuis les années 60, les bénéfices alimentaient les réserves pour les moments difficiles. Une gestion de bon père de famille. » Les avocates présentent des demandes de dommages et intérêts de 1 000 € par salarié.

Avec le rachat, en 2006, de l'entreprise familiale, le loup serait-il entré dans la bergerie ? Pas du tout, rétorque Me Guillaume Bordier, avocat de Keyria, qui dénonce une « théorie du complot ».

S'appuyant sur des décisions favorables de la quasi-totalité des autres conseils de prud'hommes saisis en France, il interroge : « Mon client aurait dépensé 51 millions d'euros pour le seul plaisir de licencier ? » Surtout, il s'efforce de démontrer l'indépendance des entités. Et rappelle la violence de la crise, dès la fin 2008. « Le chiffre d'affaires du premier semestre 2009 était en chute de 71,4 %, les entrées de commandes ont baissé de 150 millions d'euros. »

Même son de cloche chez Me Aurélien Boulanger, avocat du groupe Legris. « Il y a une cible déterminée, des pièces, et on essaie de constituer un puzzle. Mais comme les pièces ne rentrent pas, on les corne à coups de ciseaux. » Lui aussi réfute l'idée d'un « plan stratégique pour vampiriser les filiales ». Il nie « le versement du moindre euro de dividende ».

Délibéré le 3 septembre.

Meilleurs vœux !


Toute l'équipe de ParlonsCERIC vous souhaite une très bonne année

et vous remercie de votre fidélité !!

La tempête judiciaire s'éloigne pour le président de Legris Industries (suite)



Sur le site Le journal des entreprises, paru le 7 Décembre 2012 :

Enquête Pendant plusieurs mois, l'industriel rennais Pierre-Yves Legris fut sous le coup d'une mise en examen et d'un contrôle judiciaire. Au coeur du dossier, en passe de se refermer: des mouvements financiers autour d'une ancienne filiale, Ceric Automation.

Ce sont plus de deux ans de galère qui sont en passe de s'achever pour le patron du groupe industriel rennais Legris Industries (sociétés Savoye, Clextral et Keller). Selon nos informations, Pierre-Yves Legris, président du conseil de surveillance de l'entreprise familiale et figure emblématique de l'économie bretonne, est sur le point d'obtenir un non-lieu dans une affaire qui lui empoisonne la vie depuis mars2010. Un printemps noir pour celui que le magazine Challenges classe (avec Yvon Jacob président d'honneur du groupe) parmi les 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises. Celle année-là, le patron de Legris Industries est en effet auditionné par les gendarmes de la section de recherche de Dijon (Côte-d'Or). Que lui reprochent-ils? Des mouvements financiers suspects au sein de la filiale Ceric Automation (devenue par la suite Keyria). Une entreprise acquise par le groupe Legris Industries fin 2006 à Nolay (21) et spécialisée dans la construction d'usines clés-en-mains de produits de construction (briques). Un rachat qui se transformera en fiasco industriel.

Abus de biens sociaux, dividendes fictifs...
Courant 2008, l'entreprise voit en effet son chiffre d'affaires s'effondrer de 50% en quelques mois. Selon Legris Industries, c'est la crise des subprimes qui aura eu raison de cette activité. Pour d'autres observateurs, ce sont les mauvais choix stratégiques opérés par le groupe rennais qui expliqueraient cette déconfiture. Quoi qu'il en soit, les conséquences sont brutales. En 2009, Ceric est placée en redressement judiciaire. Et un an plus tard, c'est la liquidation. À la clé: 220 emplois supprimés. Une situation économique qui, selon les enquêteurs, ne colle pas vraiment avec les mouvements financiers opérés par le groupe les mois précédents sa liquidation. Des suspicions jugées à l'époque suffisamment graves pour que le juge d'instruction mette en examen Pierre-Yves Legris pour les délits de complicité d'abus de biens sociaux, de distribution de dividendes fictifs, de banqueroute par détournement d'actifs ainsi que de recels d'abus de biens sociaux. Une batterie d'accusations redoutées par tous les chefs d'entreprise. Dans la foulée, Pierre-Yves Legris est également placé sous contrôle judiciaire avec les obligations de verser une caution de 400.000 € (payable en huit versements) et de ne pas quitter l'Union européenne et la Suisse (où il vit aujourd'hui). Bref, un vrai cauchemar pour le dirigeant qui s'engage alors dans une bataille judiciaire de plus de deux années. Un combat partagé avec Charles-Antoine de Barbuat Duplessis. Cet ancien patron de la division Savoye de Legris Industries (il a quitté depuis le groupe rennais pour diriger la société Texelis à Limoges) a en effet hérité de la direction de Ceric Automation au moment de son rachat. À ce titre, il a également été mis en examen quelques mois plus tôt.

Trois accusations récusées point par point
Niant toute infraction devant les gendarmes, Pierre-Yves Legris se rapproche du puissant cabinet d'avocats parisien Linklaters pour organiser sa défense. Et surtout expliquer pourquoi, selon lui, les enquêteurs font fausse route, tentant de démonter point par point les graves accusations dont il fait l'objet. Premier point, les dividendes. Juin2008, Ceric Automation en verse un montant de 3M€ à sa maison mère alors que l'entreprise commence à enregistrer des pertes. Pour les enquêteurs, le droit des affaires l'interdit. Pour Legris, c'est une erreur d'analyse juridique. «Lorsque vous avez des réserves (ce qui était le cas pour Ceric, ndlr), vous pouvez distribuer des dividendes. Même si le résultat est négatif», explique une source proche du groupe rennais. Deuxième point d'accusation: 2M€ de factures émises en trois ans par la maison-mère à ses filiales. Des mouvements qui, aux yeux du juge d'instruction, entretiennent la suspicion de mouvements délictueux. Rien pourtant d'hors-la-loi pour une pratique courante dans les grands groupes si l'on en croit les spécialistes juridiques. Une pratique appelée "Management fees". Derrière cet anglicisme, une méthode de mutualisation de fonctions supports au profit des filiales (communication, RH, juridique,etc.), et qui permet à un groupe de facturer à celles-ci des prestations de conseil. «Non seulement c'est légitime, mais c'est fiscalement obligatoire, indique un spécialiste du droit. Si vous ne facturez pas, vous avez un redressement fiscal.» En trois ans, ce sont 2M€ de facturation qui auront été émis. Enfin, dernier point présumé litigieux, le prêt d'argent entre filiales du groupe, qui laisserait entrevoir une activité bancaire illicite. Pour le groupe, il s'agit tout simplement d'un pool de trésorerie. «C'est complètement autorisé à condition que cela reste interne au groupe, indique un proche de Pierre-Yves Legris sous couvert d'anonymat. C'est tout simplement la trésorerie du groupe qui est mutualisé. Cela vous permet de bénéficier de taux privilégiés.»

Charges insuffisantes
Un ensemble d'arguments qui semble avoir convaincu les juges. En juin dernier, la mise en examen de Pierre-Yves Legris a été levée. Et selon nos informations, le procureur de la République du tribunal de Dijon a par ailleurs transmis début novembre un réquisitoire de non-lieu au juge d'instruction pour "charges insuffisantes". Vraisemblablement, ce dernier devrait rendre ces jours-ci une ordonnance de non-lieu. Pour Pierre-Yves Legris comme pour Charles-Antoine de Barbuat. Après autant de mois de procédures, «il faut savoir rester raisonnable», indique une source proche du Parquet de Dijon. Épilogue donc heureux, mais faible compensation pour Pierre-Yves Legris (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions). Il a vécu pendant plusieurs mois avec un «sentiment d'injustice, et tout ce que ça peut comporter de rumeurs et de ragots», nous raconte un proche.

Legris Industries(Rennes) Trois divisions: Savoye (systèmes automatisés), Clextral (extrusion et lignes de productions pour l'agroalimentaire), et Keller (solutions pour usines de matériaux de construction) Président du conseil de surveillance: Pierre-Yves Legris Président du directoire: Erwan Taton 1.360 salariés CA 2011: 208M€

La tempête judiciaire s’éloigne pour le président de Legris Industries


Sur le site Le journal des entreprises, paru le 6 Décembre 2012 :

Pendant plusieurs mois, l’industriel rennais Pierre-Yves Legris a vécu sous le coup d’une mise en examen et d’un contrôle judiciaire. Au cœur du dossier, en passe de se refermer : des mouvements financiers autour d’une ancienne filiale, Ceric Automation.

Ce sont plus de deux ans de galère qui sont en passe de s’achever pour le patron du groupe industriel rennais Legris Industries (sociétés Savoye, Clextral et Keller / 208 M€ de CA, 1.360 salariés). Selon nos informations, Pierre-Yves Legris, président du conseil de surveillance de l’entreprise familiale et figure emblématique de l’économie bretonne, est sur le point d’obtenir un non-lieu dans une affaire qui lui empoisonne la vie depuis mars 2010.

Cette année-là, le patron de Legris Industries est en effet auditionné par les gendarmes de la section de recherche de Dijon (Côte-d’Or). Que lui reprochent-ils ? Des mouvements financiers suspects au sein de la filiale Ceric Automation (devenue par la suite Keyria). Une entreprise acquise par le groupe Legris Industries fin 2006 à Nolay (21) et spécialisée dans la fourniture d’usines clés-en-mains de produits de construction (briques). Un rachat qui se transformera en fiasco industriel, avec 220 emplois supprimés.

Une situation économique qui, selon les enquêteurs, ne colle pas avec les mouvements financiers opérés par le groupe les mois précédents sa liquidation. Des suspicions jugées à l’époque suffisamment graves pour que le juge d’instruction mette en examen Pierre-Yves Legris pour les délits de complicité d’abus de biens sociaux, de distribution de dividendes fictifs, de banqueroute par détournement d’actifs ainsi que de recels d’abus de biens sociaux.

Le dirigeant s’engage alors dans une bataille judiciaire de plus de deux années, qu’il est en passe de remporter. Un dossier qui a pour décor le fief de François Rebsamen proche de François Hollande.

> Retrouvez demain, vendredi 7 décembre, l'intégralité de notre enquête en ligne et dans l'édition Ille-et-Vilaine du Journal des entreprises.

Ceric Technologies : un géant aux briques d'argile


Sur le site L'Union L'Ardennais, paru le 30 Octobre 2012 :

SOISSONS (Aisne). L'entreprise joue la carte de l'export
Il porte le nom de Demeter, déesse de l'agriculture et des moissons, mais c'est bien un bijou industriel, fruit d'une longue tradition d'innovation et de maîtrise technologique, que l'entreprise Ceric Technologies de Soissons va livrer, en novembre, à un fabricant de briques d'argile basé en Algérie, un produit qui revient en force face aux parpaings. D'un poids de 40 tonnes et d'une longueur de 8 mètres, ce groupe d'étirage nouvelle génération peut traiter de 70 à 100 tonnes d'argile par heure et a demandé 5 400 heures de travail et fait travailler dix corps de métiers. Cette immense machine, unique en son genre au plan mondial, est le symbole d'une renaissance, celle de Pélerin, société fondée à Soissons en 1901, Ceric et Hallumeca.

Priorité à l'export
En 2009, ces trois sociétés ont été placées en redressement judiciaire. « Il a fallu se retrousser les manches et nous avons monté un projet de reprise avec les salariés et un fonds d'investissement. Les anciens actionnaires avaient décidé de fermer l'usine et avaient fait assez peu d'investissements. Nous, nous avons cru en ce site », explique Laurent Toquet, directeur du développement de Ceric Technologies, porteur de ce projet avec Patrick Hebrard et Thierry Petra. L'entreprise Pélerin jouissait d'une forte renommée au plan international. « Ce passé pouvait devenir un potentiel pour l'avenir », note Laurent Toquet. Pour Ceric Technologies, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros en 2011 et emploie une centaine de salariés, dont 40 à Soissons, l'objectif est avant tout de se positionner sur l'exportation d'unités de production de matériaux de construction en terre cuite. Depuis la création de Ceric, plus de 450 usines sont, partout dans le monde, équipées des équipements développés sous la marque Pélerin, en Asie, en Afrique du Nord, en Europe de l'Est ou encore en Australie. « Nous fabriquons les équipements, les intégrons et les installons sur place », insiste Thierry Petra, le directeur des opérations industrielles, en soulignant que ces équipements sont « faits pour durer ». Des géants, mais nullement aux pieds d'argile.

Ceric Technologies montre son savoir-faire dans les équipements de fabrication de briques et tuiles en terre cuite


Sur le site L'Usine Nouvelle, paru le 25 Octobre 2012 :

Société d’ingénierie et fabricant d’équipements de fabrication de briques et tuiles en terre cuite, Ceric Technologies présente son savoir-faire à Soissons (Aisne), l’un de ses quatre sites. C’est une "renaissance industrielle et technologique" pour cette société issue du regroupement de trois sociétés en redressement judiciaire en 2009.

Société d’ingénierie et fabricant d’équipements de fabrication de briques et tuiles en terre cuite, Ceric Technologies va présenter ce jeudi 25 octobre à Soissons (Aisne) une machine destinée à l’Algérie. Cette société parisienne qui réalise 17 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 90 % à l’export, emploie 100 salariés sur ses quatre sites, dont 40 à Soissons. Elle entend, à travers cette opération de relations publiques, attirer des collaborateurs, faire connaître sa technologie et ses prestations d’ingénierie dans la conception de briqueteries ou de tuileries à partir de terre cuite. "Notre métier est la conception, la réalisation, le montage et la mise en route d'usines complètes pour la production de matériaux de construction en terre cuite qui peuvent être des briqueteries ou des tuileries" explique Laurent Toquet, directeur du développement de Ceric Technologies.

Le "groupe d’étirage" qui sera présenté ce jeudi aux élus et clients de Ceric Technologies est la juxtaposition de deux machines : un malaxeur horizontal et une mouleuse. Le terme "d’étirage" renvoie à la pâte argileuse que l’on étire pour donner la forme d’une brique ou d’une tuile. L’équipement qui présente plusieurs innovations selon Ceric Technologies, produit entre 70 et 100 tonnes de briques à l’heure ; il a une envergure de 8 mètres de long, de 7 mètres de large, pèse 40 tonnes et développe 760 chevaux (560 kW). Pour ses "groupes d’étirage", Ceric Technologies a opté pour la technologie de l’extrusion sous vide d’air à l’opposé du système gravitaire.

Selon Laurent Toquet, Ceric Technologies est "la seule entreprise en Europe qui dispose des équipements de préparation terre au sein de sa propre société d'ingénierie, et d’une gamme complète". Il fait allusion aux concurrents de Ceric Technologies qui sont des fabricants de machines mais n’ont pas l’expertise d’ingénierie pour construire des usines de A jusqu’à Z dont la fonction est de préparer l’argile, la broyer et la malaxer, puis de la façonner en vue d’obtenir la forme de brique ou de tuile.

L’événement de jeudi sera aussi pour Ceric Technologies l’occasion d’évoquer sa "renaissance industrielle et technologique" après la faillite de Ceric et de ses filiales en octobre 2009. Ceric Technologies est en fait la réunion des savoir-faire des sociétés Ceric, Hallumeca et Pelerin (Soissons). Les trois sociétés placées en redressement judiciaire avaient été reprises par trois cadres de Ceric - Patrick Hebrard, Thierry Petra et Laurent Toquet - avec le soutien du fond Pléiade Investissement. Ce dernier est aujourd'hui l'actionnaire majoritaire de Ceric Technologies. Repris avec 27 collaborateurs, le site de Soissons en emploie désormais 40.

Ceric Technologies exporte dans tous les pays du monde, particulièrement en Europe, en Russie, au Maghreb et en Amérique du sud. Outre son siège social à Paris, le groupe a trois autres établissements en France : un site de fabrication à Soissons (Aisne), un bureau d’études et un service thermique à Villeneuve d’Ascq (Nord) et un bureau d’études électriques et automatismes à Chenove (Côte-d’Or).

Legris mise sur les marchés internationaux après un exercice 2011 difficile


Sur le site Les Echos, paru le 24 Août 2012 :

Les activités de l'industriel progressent grâce au rachat du nord-américain Retrotech. Il table sur le renforcement de ses marchés, principalement à l'étranger, pour retrouver une rentabilité pérenne.
Le groupe Legris Industries, qui avait renoué avec les bénéfices en 2010 en affichant un résultat net de 3,6 millions d'euros après une perte de 107 millions en 2009, a replongé dans le rouge à hauteur de 16,4 millions en 2011, en raison de l'impact d'« éléments non récurrents ». Le groupe rennais annonce toutefois une hausse de 16,6 % de son chiffre d'affaires annuel, soit un total de 207,6 millions d'euros. Sans prendre en compte l'acquisition de la société nord-américaine Retrotech (Rochester), sa croissance aurait cependant été de seulement 3,8 %.
Racheté en février 2011, Retrotech vient renforcer la principale division de Legris Industries nommée Savoye (97,8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011). Elle est spécialisée dans la fabrication de systèmes automatisés pour la logistique. Ce créneau est marqué par « une concurrence exacerbée, qui pèse sur les marges », précise le groupe dans son rapport financier 2011 qui vient de paraître. Retrotech devrait redonner du tonus à cette division car « le marché nord-américain de la logistique est en pleine mutation ».

Usines clef en main

Le second métier de Legris Industries concerne l'ingénierie de la terre cuite (usines clefs en main pour la fabrication de matériaux pour la construction), qui a généré 61,2 millions d'euros de total de ventes l'an dernier. Regroupé dans la division Keller, ce secteur a beaucoup souffert il y a trois ans, obligeant Legris Industries à se séparer de ses activités hexagonales tout en se maintenant en Allemagne et en Italie. « Des projets d'usine nouvelle se font jour avec des perspectives de concrétisation en 2012 », rassure le groupe aujourd'hui composé de 1.300 salariés. Dirigé par Erwan Taton, il bénéficie d'ores et déjà de la commande d'une unité complète actuellement en phase de construction en Algérie.
Enfin, pour la division Clextral (48,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel), qui conçoit des équipements de process pour l'agroalimentaire et la pâte à papier, les perspectives sont jugées très encourageantes, grâce notamment à la vente de « plusieurs lignes de couscous au Maghreb ». Une filiale vient aussi d'être créée au Brésil après celle du Vietnam.
Cette stratégie de forte mondialisation concerne tous les créneaux couverts par Legris Industries, qui réalise les deux tiers de ses ventes à l'étranger et table sur « une progression du chiffre d'affaires du groupe en 2012 ». Il mise par ailleurs sur un retour de la rentabilité à l'issue de l'exercice en cours. Dotée d'une trésorerie nette consolidée de 39 millions d'euros, l'entreprise familiale conserve d'autant plus de capacités de rebond qu'elle dispose de 59,9 millions d'euros de capitaux propres consolidés. De quoi poursuivre sa politique d'innovation pour laquelle il est prévu « des efforts importants de R & D dans chacune des divisions ».

Ceric Wistra : les prud'hommes se contredisent


Sur le site Le Populaire, paru le 27 Juin 2012 :

Situation rarissime au sein du conseil de prud'hommes de Limoges : alors que la section industrie a reconnu co-employeurs Legris-Industries et Keyria, les deux sociétés propriétaires de Ceric Wistra, la section encadrement la contredit. De sorte que les 13 cadres qui, comme leurs 31 collègues ouvriers ou employés, demandaient l'annulation du plan de sauvegarde de l'emploi et des licenciements, n'obtiennent pas satisfaction. Le jugement confirme cependant l'insuffisance de ce PSE et inscrit au passif de la liquidation judiciaire une indemnité de six mois de salaires pour chacun des anciens cadres (soit de 12.494 à 41.538 euros), loin de leurs demandes qui s'échelonnaient de 38.000 euros à prus de 400.000. La cour d'appel devra trancher, peut-être en joignant les deux dossiers : Legris Industries a interjeté appel du premier jugement et les cadres feront probablement de même pour le second.

Ceric Technologies renforce davantage sa présence en Algérie


Sur le site BTP-dz, paru le 26 Juin 2012:

Depuis le troisième trimestre 2010, Ceric Technologies a livré et mis en route 4 briqueteries en Algérie, pour un tonnage annuel total de 500 000 tonnes.

La présence de Ceric à tous les Batimatec qui se sont succédé est une preuve supplémentaire qui démontre la volonté de demeurer l’expert de référence de la terre cuite en Algérie et fournisseur traditionnel du marché algérien. Elle lui a permis de profiter de cette excellente opportunité pour accompagner ses clients dans le cadre du vaste programme de relance économique entrepris par le pays, et qui touche plus particulièrement le secteur de la construction et des travaux publics, en leur proposant, quelle que soit la nature de leur projet, de véritables solutions complètes, éprouvées et au retour sur investissement rapide.

Briqueterie Fapro à Oran : Une nouvelle capacité de 200 000 t/an de briques creuses

Parmi ses dernières réalisations, Ceric Technologies a doublé la capacité de production de la briqueterie Fapro en Algérie. Véritable référence sur le marché algérien où elle est implantée depuis longtemps, la société a doublé la capacité de production de la briqueterie Fapro à proximité d’Oran en augmentant la capacité de production du four existant mais aussi en dotant l’usine d’un second four Casing à joint de sable pour briques creuses (294 t/j). Le site a également été doté d’un stockage d’argile en fosse (avec excavateur Pelerin 45 m3 /h) de grande capacité (5 700 m3).L’usine peut désormais produire 200 000 t/an de briques creuses. Le tout est géré à partir du système de commande et de supervision Diapason.

Legris industries: 2.460.000 € pour 31 licenciés


Sur le site La Montagne, paru le 25 Juin 2012 :

Le plan de sauvegarde de l’emploi à Ceric Wistra annulé.
Le site limougeaud de Ceric Wistra, issu des fameux fours Coudamy, employait 68 personnes à l’été 2009, quand le tribunal de commerce a placé la société en redressement judiciaire. Quelques mois plus tard, intervenait la liquidation se traduisant par des licenciements dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
Saisi par 31 licenciés, le conseil de prud’hommes de Limoges vient de rendre un jugement qui fera date, s’il est confirmé en appel. Les juges du travail annulent en effet le PSE et condamnent le groupe Legris Industries, ainsi qu’une de ses sociétés, Keyria, propriétaires de Ceric Wistra, en tant que co-employeurs.

« Dépourvus de cause réelle et sérieuse »
« Il n’est pas contestable que le groupe Legris Industries, par sa politique hégémoniste, n’autorisait pas l’autonomie financière de la SAS Keyria, détentrice de l’ensemble groupe Ceric », affirment les prud’hommes. À leurs yeux, les trois sociétés agissaient bien en qualité de co-employeurs.
Les juges estiment logiquement irrecevables les demandes des anciens salariés dénonçant un « comportement frauduleux » de Legris Industries et Keyria (lequel relèverait d’une juridiction pénale). En revanche, ils observent « l’insuffisance » du PSE (mis en œuvre par l’administrateur judiciaire), « au regard des moyens du groupe ». Dans ces conditions, les licenciements « seront reputés dépourvus de cause réelle et sérieuse ».
De sorte que Legris Industries et Keyria sont solidairement condamnés à verser des indemnités substantielles aux 31 demandeurs. La plus faible, compte tenu d’une courte ancienneté, s’établit à un peu plus de 12.000 euros (six mois de salaire), la plus consistante atteignant 184.135 €, soit 72 mois de salaire pour un quinquagénaire.
Chacun percevra en outre 1.000 € au titre du défaut de consultation du comité d’entreprise, plus 500 € pour payer ses frais de procédure. Au total ces 31 licenciés se partagent plus de 2.460.000 € !

Legris industries et les prud'hommes


Sur le site Le Populaire, paru le 22 Juin 2012 :

Prud'hommes : 31 licenciés se partagent 2.460.000 euros
Aux yeux des prud'hommes, le groupe Legris Industries et une de ses filiales, Keyria, étaient bien les propriétaires de Ceric Wistra, l'entreprise limougeaude liquidée en mars 2010. De sorte que le plan de sauvegarde de l'emploi dans cette société issue des anciens fours Coudamy a été annulé. Les 68 licenciements sont donc "sans cause réelle et sérieuse" : les juges du travail ont lourdement condamné le groupe Legris Industries et Keyria, les 31 ex salariés qui ont poursuivi la lutte sur le terrain juridique se partageant 2.460.000 euros.

Elmetherm reprend Wisconsins Ovens


Sur le site Les Echos, paru le 31 Mai 2012 :

Le groupe limousin reprend la société américaine pour augmenter ses parts de marché à l'export.
Il se positionne désormais en interlocuteur mondial du four industriel. Avec le rachat de l'entreprise américaine Wisconsins Ovens moyennant quelque 7 millions d'euros, Elmetherm SA se donne les moyens de ses ambitions internationales. L'entreprise située à Saint-Auvent près de Limoges (Haute-Vienne), est spécialisée dans la réalisation de fours industriels à destination de l'automobile, de l'aéronautique, de la chimie et de la métallurgie, et équipe de grandes enseignes comme Airbus, Bosch, Valeo. En acquérant cette entreprise américaine, elle aussi spécialisée dans les fours et forte d'un chiffre d'affaires de près de 16 millions d'euros, Elmertherm espère faire passer son chiffre d'affaires à 70 millions d'euros consolidés. Au total, le groupe PLC, qui détient, outre ses deux sociétés limousines (Elmetherm et Wistra à Oradour-sur-Vayres en Haute-Vienne), des filiales en Allemagne, Chine, Inde, et Roumanie, emploiera désormais 450 personnes contre 350 auparavant. Avec ce rachat, le président du groupe, Philippe Blandinière, espère non seulement renforcer ses activités à l'international, mais aussi prendre place dans de nouveaux marchés. L'entreprise américaine, basée à Chicago, dispose en effet de toute une gamme de produits que son homologue française ne fabrique pas, comme des fours industriels spéciaux utilisés dans certains domaines très pointus (matériaux composites...). L'intégration de cette société doit aussi permettre de trouver des nouveaux marchés en bénéficiant sur place d'un service après-vente très performant. « Nous avons observé le marché américain qui nous intéressait, avec l'idée d'acquérir sur place une nouvelle structure. Pour cela, il nous fallait des capitaux propres, obtenir du cash, trouver des partenaires financierss », précise Philippe Blandinière.
Ouverture au capital
L'opération s'est réalisée sous forme d'ouverture au capital fin avril 2012 à hauteur de 31 % - soit 5,5 millions d'euros -cédés à la Caisse des Dépôts et Consignations Entreprises, travaillant de concert avec Sofimac et Limousin Participation. Philippe Blandinière n'exclut pas dans un proche avenir de procéder à d'autres rachats de sociétés pouvant lui permettre de répondre à des marchés potentiellement en expansion, notamment la Chine et l'Inde.